Racine, un exemple à suivre

Renvoyés à l’expéditeur : tel est le sort subi par les conteneurs de déchets qui avaient été exportés dans certains pays asiatiques. L’événement, sensationnel, démontre bien jusqu’à quel point la gestion de nos résidus de consommation laisse à désirer.

En cette matière, le Québec, en particulier, fait piètre figure. C’est le cas, entre autres, du recours aux bacs dits de recyclage, un système implanté il y a plusieurs années. À l’usage, on réalise qu’en fin de compte, c’était une mauvaise solution. Il ressort de ce bac des produits aux usages très limités. 

Les personnes présentes mardi matin au baptême du conteneur à verre installé à Racine ont pu constater que le verre qui sort des centres de traitement du contenu des bacs de recyclage est en réalité un mélange hétéroclite de toutes sortes de matières, lesquelles n’ont rien à voir avec un verre propre, susceptible d’être refondu et réutilisé. 

En un mot, ce qui était au départ un produit de qualité devient pratiquement un véritable déchet! 

L’initiative de la MRC du Val-Saint-François devrait servir d’exemple, et s’étendre à tout le Québec, y compris dans les plus grandes villes. 

Bien sûr, il serait difficile de retirer les bacs verts ou bleus de notre arrière-cour, tant leur présence nous est devenue familière. Cependant, une bonne campagne de sensibilisation, doublée sans doute de quelques mesures coercitives, devrait permettre à tout le moins d’en retirer la totalité du verre alimentaire. 

Il en découlera un double gain : du verre de qualité, d’une part, du papier, du plastique et du métal grandement bonifiés, d’autre part. 

Le temps est venu de corriger une erreur du passé. La gestion des déchets est désormais un enjeu planétaire, aussi urgent à régler sinon plus que les changements climatiques.

Peut-on émettre le souhait qu’au cours des prochains mois, la Ville de Sherbrooke fasse preuve de leadership et emboîte le pas pour retirer le verre du bac vert. De plus en plus de personnes sont prêtes à faire l’effort nécessaire, et ne veulent plus que ce qu’elles déposent avec conviction dans le bac en question se retrouve à l’enfouissement.

Action, s.v.p.


Bruno Landry

Sherbrooke