«Le terme géomatique a justement été créé en joignant le préfixe «géo» au suffixe «matique», pour fusionner la localisation spatiale et les sciences de la Terre à l’informatique et à l’automatisation. Notre spécialité implique donc des connaissances et des compétences scientifiques en localisation spatiale et en représentation du territoire, mais comprend aussi une forte dose d’informatique.»
«Le terme géomatique a justement été créé en joignant le préfixe «géo» au suffixe «matique», pour fusionner la localisation spatiale et les sciences de la Terre à l’informatique et à l’automatisation. Notre spécialité implique donc des connaissances et des compétences scientifiques en localisation spatiale et en représentation du territoire, mais comprend aussi une forte dose d’informatique.»

Quand l’alarme sonne lorsque le feu est éteint

André Verville
André Verville
Lévis
POINT DE VUE / En réaction au point de vue «Alerte Covid, si je vous faisais confiance M. Legault» de M. Stéphane Roche paru le 8 octobre

Comme M. Roche, je suis géomaticien, nous nous connaissons d’ailleurs, la communauté géomatique québécoise est tissée serrée.

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Le terme géomatique a justement été créé en joignant le préfixe «géo» au suffixe «matique», pour fusionner la localisation spatiale et les sciences de la Terre à l’informatique et à l’automatisation. Notre spécialité implique donc des connaissances et des compétences scientifiques en localisation spatiale et en représentation du territoire, mais comprend aussi une forte dose d’informatique.

L’informatique, c’est aussi beaucoup ce qu’on appelle de l’analyse. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’on appelle les informaticiens des analystes. Décortiquer les processus de travail en de multiples sous-étapes et comprendre le cheminement d’un utilisateur dans ceux-ci, c’est le b.a.-ba du travail d’un informaticien. Certains en font même leur spécialité et dans notre jargon, on appelle ça de l’analyse fonctionnelle. En passant, si l’analyse fonctionnelle était mieux faite, on ne se heurterait pas à tout moment à des sites web gouvernementaux où on s’y perd, où on ne comprend pas où on veut en venir et qu’on doive finir par prendre le téléphone et patienter pour parler à quelqu’un...

M. Roche vient, dans son texte, de faire une analyse fonctionnelle sommaire de l’application Alerte Covid. Il a mis les processus en séquence dans le temps pour en arriver à la conclusion que le résultat escompté arriverait trop tard pour être d’une quelconque utilité. À moins qu’on ne réussisse à réduire les délais, l’application va vous avertir du danger alors qu’il sera trop tard pour agir de manière utile. Dans la majorité des cas, elle va soit confirmer ce que vous savez déjà parce que vous êtes déjà malade, soit vous informer que vous étiez asymptomatique et que vous avez contaminé votre entourage il y a de ça une semaine ou deux. La belle affaire!

Stéphane et moi avions été très critiques quant au volet «localisation» des applications de traçage, précisant que nous nous engagions sur un terrain non seulement glissant, mais aussi particulièrement instable et imprécis. Force est de constater qu’un simple raisonnement logique s’ajoute à nos propos.

Moi aussi j’ai installé l’application sur mon téléphone et c’est aussi par un mélange de solidarité et de curiosité que je l’ai fait. Sur celui de ma conjointe, ça n’a pas marché : obsolescence programmée oblige, son iPhone 6, pourtant en parfait état de fonctionnement, est trop vieux et Alerte Covid n’y est pas compatible. Détail technique probablement, duquel on n’a pas jugé utile d’en informer nos politiciens.