Steve Lussier
Steve Lussier

Quand la classe vient en option!

Point de vue
Point de vue
La Tribune
Au temps des Romains, les hommes politiques étaient caractérisés selon le niveau de « gravitas » qu’il dégageait dans la vie publique, ce qui comprend la dignité, la majesté, l’autorité et la prestance. Depuis son accession à la mairie, M. Lussier n’a pas tellement brillé en faisant ressortir ces qualités, loin de là.

Dès le début de son mandat, on se souviendra qu’il a tenté d’intimider Mme Beaudin en demandant à des citoyens, dont moi, de l’accabler sur son budget de fonctionnement, budget dont les oppositions municipales peuvent bénéficier selon la loi. Toute cette affaire de « cornecul » comme disait Rabelais dans Pantagruel ou « abracadabrantesque » pour une employer une expression chère à Jacques Chirac s’est lamentablement terminée dans les mensonges et la confusion la plus totale. Néanmoins, le ton du mandat était donné. 

Hier encore, en apprenant la démission de Mme Beaudin du comité de développement économique, le maire, au lieu de prendre acte, s’est exclamé : « c’est la meilleure nouvelle de la soirée! »   Il a poursuivi en disant : « Mon cadeau du ciel a été votre démission du comité. C’est tellement un beau cadeau. Je vous remercie sincèrement, parce que ce qu’on veut, c’est travailler dans le bon sens. En sortant d’ici, je vais aller me chercher un 6/49. » 

Après une telle tirade, on viendra se demander pourquoi les élus municipaux ont si mauvaise réputation. On se posera encore des questions sur le faible taux de participation de la population aux élections municipales.

Steve Lussier a un beau sourire, mais pour la classe, ou le gravitas pour employer une expression latine, on repassera. Ce n’est pas le genre de chose qui se commande au service à l’auto.

Pascal Cyr 
Sherbrooke