Lors de la dernière campagne électorale municipale, on a promis d’augmenter la qualité des eaux des lacs et des rivières de Sherbrooke.

Prochain lac-à-l’épaule du conseil : aires écologiques et environnement?

En 2007, les élus de Sherbrooke, dont plusieurs sont encore en poste aujourd’hui, confient au comité Dialogue citoyens le mandat de faire le point sur les aires écologiques, l’un des sujets qui ont mené au rejet du plan d’urbanisme cette même année.

Pour faire suite au rapport du comité remis en 2008, les élus adoptent en 2009 un plan d’action afin de mettre en œuvre une grande partie des recommandations du comité.

Cela a permis, entre autres, de faire adopter le nouveau plan d’urbanisme de la Ville de Sherbrooke. Et depuis, plus rien. Cela constitue un manque de respect envers tous les bénévoles sherbrookois qui ont travaillé à l’élaboration du rapport ayant mené à l’adoption du plan d’action.

Un des objectifs visés était la conservation de 12 % en aires écologiques de qualité, ratio mondialement reconnu à l’époque et qui a été revu à la hausse depuis. Où en sommes-nous avec ce fameux 12 % et le plan d’action adopté par les élus en 2009? 

Est-ce que l’environnement fait encore partie des préoccupations de nos élus? Ces dernières années, on a aboli la division environnement de la Ville de Sherbrooke, et cela malgré que l’Université de Sherbrooke forme 73 % des étudiants de 2e cycle en environnement au Québec.

La Ville a mis sur les tablettes sa politique et son plan d’action en développement durable, bien qu’il s’agissait d’un modèle à suivre dans ce domaine. Elle a aussi aboli CHARMES qui était devenu une référence pour les autres municipalités.

Lors de la dernière campagne électorale municipale, on a promis d’augmenter la qualité des eaux des lacs et des rivières de Sherbrooke. Comment entend procéder la Ville à ce sujet? Quelles sont les orientations de nos élus actuels? La division environnement va-t-elle retrouver son autonomie et ne plus relever de l’urbanisme? Mettront-ils à jour le plan d’action en développement durable? Souhaitent-ils faire renaître CHARMES?

Il est aberrant de constater que des plans d’action adoptés par nos élus prennent la direction de la poubelle lorsque de nouveaux membres arrivent au conseil municipal. Les consultations et le travail bénévole des citoyens, est-ce complètement bidon? Est-ce que cela sert uniquement à la municipalité pour arriver à ses fins? Maintenant que le nouveau plan d’urbanisme a été accepté, pourquoi se donner la peine d’aller plus loin? Désolant.

Michel Montpetit,
Citoyen retraité et président du comité