Catherine Dorion et Sol Zanetti

Pourquoi revenir sur la question des «guenilles», Mme Dorion?

Bonjour madame Dorion,

Dans le quotidien Le Soleil, il y avait un article et une photo portant sur votre «costume d’Halloween».

Sachez que personnellement, je fais peu de cas de l’habillement des gens. Le contenant n’est pas gage de contenu. Cela dit, je ne comprends pas votre acharnement à provoquer celles et ceux qui vous critiquent parce que vous réclamez votre droit à vous vêtir comme bon vous semble, même dans vos fonctions officielles.

J’aurais cru qu’après avoir fait valoir votre point, vous seriez passée aux choses importantes et que vous cesseriez la provoque — attitude que vous condamnez d’ailleurs chez vos adversaires «drettistes». Mais non. Il vous a fallu revenir sur la question des «guenilles». Je me demande bien pourquoi. C’est tellement futile, ne le croyez-vous donc pas, vous qui affirmez être une personne de contenu?

Aux dernières élections provinciales, j’ai voté pour QS, car j’étais convaincue que ce parti s’occuperait des «vraies affaires» et que sa députation centrerait ses efforts à faire valoir des opinions sensées qui, malheureusement, ont peu d’écho à l’Assemblée nationale. 

C’est ce que faisaient Françoise David et Amir Khadir, et c’est grâce à eux si vous siégez maintenant à l’Assemblée nationale. Au lieu de cela, vous agissez comme une cégépienne en mal de manif. C’est désolant.

Quand on devient députée ou député, on se met au service de la population; on porte ses préoccupations au centre des débats. Je ne crois pas me tromper en disant que la population a bien d’autres préoccupations que votre habillement, lequel se retrouve trop souvent au centre de vos propos. Un peu d’humilité face à votre fonction et à vos commettants serait de mise, madame.

Je conclus en vous disant que votre attitude et votre manque de jugement me font reconsidérer mon intention de vote dans Jean-Talon à la partielle qui s’en vient. Je veux accorder mon vote à une personne et à un parti qui s’occuperont de leurs commettants au lieu de mener des guéguerres d’ados. Votre exemple ne me convainc pas.