Pourquoi pas un train électrique?

Je veux ici m'adresser principalement au promoteur François Rebello, qui veut établir une liaison ferroviaire entre Sherbrooke et Montréal. C'est un projet intéressant, mais pas emballant. M. Rebello, vous sollicitez la participation financière des municipalités susceptibles d'utiliser ce service, mais d'après moi vous devriez approcher aussi Bombardier et Hydro-Québec et je m'explique.
J'ai voyagé de temps à autre dans les trains en France et en Angleterre qui eux, sont alimentés par électricité et on sait que l'électricité en Europe coûte très cher. Ici, en Amérique du Nord, les trains fonctionnent encore au diesel comme il y a cent ans. Pourtant l'électricité est notre richesse, en plus de l'expertise de Bombardier dans le transport ferroviaire.
Pourquoi ne pas promouvoir un système semblable au modèle européen dans votre projet? En plus de diminuer considérablement les émissions de gaz à effet de serre, ce serait un projet innovateur au Québec. Je suis convaincu que si ça se fait un jour, l'initiative ferait boule de neige.
Yvon Lavoie, Granby
Les occasions manquées
Quand j'ai appris que la gouverneure générale désignée, Julie Payette, avait présenté le groupe québécois Beau Dommage presque entièrement en anglais au gala du Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens (PACC) à Toronto, samedi soir dernier, j'ai pensé aux occasions manquées.
Parler dans les deux langues officielles dans les événements publics et lors des célébrations favorise l'épanouissement culturel et la compréhension commune entre Canadiens. Cela nous permet aussi d'apprendre l'un de l'autre et donne à tous le sentiment d'avoir leur place et de se sentir respectés.
J'espère que les chefs de file canadiens réaliseront l'importance de ces moments pour affirmer que les langues officielles font partie de notre identité nationale. Que ce soit à un gala à Toronto, lors d'une présentation devant des groupes communautaires ou à un important événement national, les chefs de file ont une occasion unique d'aider à bâtir un pays plus fort et plus inclusif, et ce, chaque fois qu'ils prennent la parole en français et en anglais.
Ghislaine Saikaley, Commissaire aux langues officielles par intérim