Pourquoi hésiter autant ?

Après avoir pris connaissance des nombreux aspects que le Conseil de ville désire prendre en considération avant d'investir dans le projet d'un train de passagers à Sherbrooke, je suis surpris de constater que les mêmes élus n'avaient pourtant pas hésité à dépenser de grandes sommes pour le projet de l'aéroport, projet qui ressemble pourtant à l'aventure de Air Sherbrooke qui avait fait faillite quelques années auparavant.
Pourquoi soudainement être si hésitant pour un projet certainement plus réaliste et plus accessible pour la population en général? Peut-être que les élus devraient se cacher encore une fois derrière un consultant à gros prix pour se donner le droit d'investir les montants nécessaires à la réalisation d'un projet pratique et «terre à terre».
Martin Jolin, Sherbrooke
Une aberration pour les personnes handicapées
Dernièrement à la télé, on nous présente une entrevue avec une personne tétraplégique paralysée du cou jusqu'au bout des orteils. Elle devra rembourser plus de 7000 $ à la Sécurité du revenu. Elle a malheureusement suivi trois cours lors d'une session au CÉGEP au lieu d'un seul cours par session.
Pour vivre avec un handicap et avoir été président d'un organisme de défense des droits des personnes handicapées, j'en ai vu passer des âneries semblables depuis mon implication au milieu des années 70.
En 1969, le dossier des personnes handicapées s'est retrouvé au bien-être social de l'époque. Bientôt cela fera 50 ans que nous sommes logés à la mauvaise enseigne.
En quantité minoritaire à la Sécurité du revenu, la situation des personnes lourdement handicapées préoccupe à peu près personne. Deux pétitions abondamment appuyées sont venues demander à l'Assemblée nationale de nous sortir de la Sécurité du revenu et créer un organisme qui ajusterait ses programmes en fonction de nos handicaps. Proposition que les gouvernements en place se sont empressés de balayer du revers de la main.
Cinquante ans plus tard, nous nous retrouvons toujours au même point. Pourtant, le conseil des ministres disait en 1988 que nous ne devions plus payer de notre poche pour notre handicap.
Maurice Richard, Sherbrooke