Pour un plus grand respect des citoyens et citoyennes

Plusieurs associations de citoyennes et de citoyens font les manchettes ces derniers jours. Qu'on pense à la lutte des résidents du coin Dunant-Thibault ou à celle pour préserver le boisé des Deux-Ruisseaux et celle du boisé du Carré Belvédère, une constante demeure : les citoyennes et citoyens sont démunis devant une administration opaque et bornée à défendre des décisions prises à huis clos. Ces groupes cherchent à préserver leur milieu et leur qualité de vie. Leurs luttes s'appuient sur leurs intérêts, bien sûr, mais aussi sur une vision environnementale soutenable et sur le développement de la ville en fonction du bien commun.
Nous avons suivi avec appréhension l'adoption du projet de loi 122, qui sonnait le glas des référendums municipaux. Notre candidate à la mairie, Hélène Pigot, est la seule à s'être engagée à maintenir les référendums citoyens. Le maire Sévigny, lui, s'est réjoui de cette abolition, prétendant qu'une politique de consultation à venir impliquera les citoyens et citoyennes « en amont » des décisions. Mais pourquoi ne pas prêcher par l'exemple?
Pourquoi le conseil municipal ne veut pas entendre les citoyens du secteur Dunant-Thibault quand ils proposent de réfléchir ensemble à un usage qui comblerait les besoins des résidentes et résidents et qui mettrait en valeur la proximité du Mont-Bellevue, plutôt que de construire une station-service dans un secteur déjà bien pourvu? La Ville va-t-elle jouer son rôle de représentation et rencontrer le promoteur pour lui expliquer les intentions de boycottage du voisinage et pour trouver le projet qui permettrait à tout le monde d'en sortir gagnant? Va-t-on continuer de prétendre qu'on rase des boisés précieux parce qu'on n'a « pas le choix »? Croit-on vraiment qu'en expulsant des citoyens ou des citoyennes d'une séance du conseil municipal on permet d'ouvrir un dialogue constructif?
Plutôt que de chercher à faire taire les citoyens, il serait plus opportun de renforcer les différents espaces de démocratie participative, car au final, seuls les citoyennes et citoyens peuvent nous informer sur la manière dont les décisions municipales affectent leur vie quotidienne, leur quartier. Ces espaces demandent deux ingrédients principaux : le respect de la parole de chacun et de la transparence. Il semble que ce soit deux choses qui manquent cruellement dans ces deux dossiers.
Hélène Pigot,
Candidate à la mairie
Edwin Moreno,
Candidat dans le district d'Ascot
Julie Dionne,
Candidate dans le district de l'Université
Sherbrooke Citoyen