La commissaire France Charbonneau.

Pour un gouvernement minoritaire

Malgré les débats marquant la présente élection québécoise, la plus grande chance pour les Québécois est de se retrouver avec un gouvernement minoritaire, le 7 avril prochain.
En préconisant ceci, je pense principalement à la commission Charbonneau (et à d'autres dossiers) qui doit avoir tout le temps nécessaire et les moyens requis afin d'enrayer au maximum la corruption au sein de l'industrie de la construction du Québec, quitte à prolonger son mandat une nouvelle fois.
Dans le présent contexte, le Québec a besoin du meilleur partage de pouvoir entre les différents partis, plutôt que d'un gouvernement majoritaire. De nos jours, il y a bien des élus qui confondent majorité et pouvoir absolu (par exemple, le gouvernement Harper à Ottawa).
Il faut imaginer ici la position de la commission Charbonneau lorsqu'elle atteindra l'étape du financement des partis politiques du Québec. Il faut aussi anticiper la réaction d'un gouvernement majoritaire qui pourrait être tenté d'enrayer le processus dans le cas où il serait hautement compromis. Cette hypothèse ne peut-être exclue.
Les Québécois doivent se protéger en favorisant le maintien, pour le temps requis, du travail de la commission Charbonneau. Et l'élection d'un gouvernement minoritaire est la solution, devons-nous croire!
À ceci, il faut également ajouter que d'autres professions reliés à l'industrie de la construction devraient être examinées par la commission Charbonneau, notamment les architectes, avocats et notaires. Il faut un gouvernement minoritaire.
Réjean Beaudoin
Sherbrooke