Pour l’accès gratuit au mont Orford

POINT DE VUE / Monsieur Simon Blouin, directeur de la Corporation Ski & Golf Mont-Orford et monsieur Jacques Demers, président, nous ont annoncé que les randonneurs devront dorénavant payer pour avoir accès au mont Orford. Apparemment, de nouvelles installations seraient réclamées par les utilisateurs. Je suis moi-même randonneur et connais plusieurs personnes qui se rendent fréquemment à la montagne. Je n’ai jamais eu connaissance d’une telle demande. Messieurs Blouin et Demers, pouvez-vous nous préciser quelles installations vous projetez aménager? (...)

La plupart des randonneurs utilisent soit le chemin appelé « la 4 kilomètres « ou la piste « la grande coulée « pour se rendre au sommet. Certains passent sur d’autres pistes. Cela n’implique aucune dépense de la part de la corporation. De plus, l’entretien du chemin est sûrement défrayé par les entreprises de communication qui doivent l’emprunter pour se rendre à la tour.

D’autres réseaux de sentiers tels le mont Ham, Coaticook, mont Gosford, Sutton et les sentiers des parcs de la SEPAQ exigent des frais d’entrée. Cependant, ces organisations ont des coûts d’entretien de sentiers à payer. Le traçage et l’aménagement des sentiers, les ponts, les passerelles, les fossés, le débroussaillage, etc. Le centre de ski ne fait rien de cela, puisque les randonneurs empruntent le chemin et des pistes existants. Il semble que la Corporation Ski & Golf Mont-Orford cherche à justifier l’imposition de tarifs aux randonneurs par des dépenses qui n’existent pas ou un vague projet d’intallations à venir.  

Il est évident que l’opération d’un centre de ski :  remonte-pentes, machineries, canon à neige, chalet, tout ce qu’il faut pour attirer les skieurs, est très onéreux et que la corporation cherche des sources de revenus. Cependant, ce n’est pas aux randonneurs, qui ne demandent rien d’autres que de pouvoir marcher sur les voies déjà existantes, à payer pour des installations destinées aux skieurs. Ne l’oublions pas, cette montagne est un bien public.

Richard Leblanc
Sainte-Catherine-de-Hatley