Pont signature : le syndrome du « tant qu’à y être »

Notre conseil municipal a opté pour un pont « signature » pour le remplacement du pont des Grandes-Fourches. Ce faisant, il allonge une somme de 5,2 M$ de plus que pour un pont conventionnel.

Notre conseil est donc affecté du syndrome du « tant qu’à y être ». Dépenser 25 M$ au lieu de 20 M$, c’est du pareil au même. Tant qu’à y être! On semble oublier le casse-tête annuel du mois de novembre pour ficeler un budget équilibré. Et les payeurs (lire : pourvoyeurs) de taxes sont ignorés.

Si beau soit un pont signature, il sera érigé immédiatement voisin du pont noir du chemin de fer qui est d’une laideur totale et d’une autre époque. De plus, le nouveau pont est d’une portée relativement courte, ce qui, à notre avis, ne convient pas à ce genre de structure. Et n’allez pas nous faire croire que nous aurons plus de touristes si on a un pont signature.

Je félicite les cinq conseillers qui ont voté contre la dépense additionnelle de 5,2 M $. Ceux-là se soucient du niveau des taxes et de l’endettement de la ville. Et quand je vois venir le projet de Wellington Sud, nous redoutons le syndrome du tant qu’à y être. Un changement de culture s’impose.

Robert Joyal
Solange Léger-Joyal

Sherbrooke

Un VR pour la santé ?

À la direction de la Fondation du CHUS,

Lors de récents achats au Réno-Dépôt de Sherbrooke, j’ai constaté avec beaucoup d’étonnement les prix de participation que vous annonciez pour votre grand tirage.

Ce qui semblait d’abord être le premier prix, soit un VR (de la dimension d’un autobus), est en fait un choix entre ce dernier et un chalet écologique.

La dernière semaine nous a montré que climat et santé humaine sont intimement liés et nous avons été malheureusement témoins de nombreux décès dus à la chaleur extrême.

À moins d’être climatosceptique ou d’être immunisé contre les changements climatiques, il est difficile de ne pas s’inquiéter face à notre futur et ne pas sentir une part de responsabilité.

Les gaz à effet de serre sont la première cause du réchauffement de la planète et sont produits par la combustion des énergies fossiles, dont le pétrole.

Le véhicule récréatif comme vous le proposez est probablement le plus polluant des moyens de transport.

Il est paradoxal qu’une institution comme le CHUS, qui se voue aux soins et à la santé humaine, puisse en faire la promotion.

J’ose espérer que personne n’acceptera ce prix et que pour les années futures, la Fondation se questionnera sur l’impact de ce choix.

Philippe Lamontagne, médecin
Sherbrooke