Pont des Grandes-Fourches : le gouvernement refile la facture de l’entretien aux Sherbrookois

L’entente conclue entre le gouvernement du Québec et la ville de Sherbrooke concernant le nouveau pont des Grandes-Fourches suscite de sérieuses questions. Certes, il faut saluer le projet de construire un nouveau pont et d’en profiter pour rendre les berges de la rivière plus accessibles aux citoyens. Mais à quel prix?

Tout indique que dans les négociations le gouvernement a tiré la couverte très fort de son bord. Comment expliquer autrement que les frais d’entretien du nouveau pont seront à la charge des seuls contribuables de Sherbrooke, alors que ceux du pont actuel sont assumés par le gouvernement? Quand on sait qu’une seule inspection d’un pont signature peut coûter plusieurs dizaines de milliers de dollars, on imagine facilement que les 75 ans d’inspection et d’entretien du nouveau pourrait coûter très cher aux Sherbrookois.

Le député libéral de Sherbrooke a déclaré « Ça nous permettra de réaliser des économies substantielles du côté du gouvernement du Québec ». Le problème, c’est que ce sont les Sherbrookois qui paieront la facture. Quand on sait que le gouvernement économisera en raison de la démolition du pont d’étagement au-dessus du chemin de fer et de l’échangeur de la rue Terrill, on comprend mal pourquoi il a insisté en plus pour refiler les frais d’entretien du nouveau pont aux Sherbrookois. Ne serait-ce que pour cette raison, ces derniers méritent des précisions, notamment en ce qui concerne l’estimation des coûts que représente cet entretien sur les 75 ans de vie du nouveau pont.

Guillaume Rousseau
Candidat à l’investiture du PQ dans Sherbrooke

La voie de circulation au féminin à Sherbrooke

La Commission de toponymie du Québec vient de sortir des statistiques sur le nombre de voies de circulation portant des noms de femmes dans les dix plus grandes villes du Québec. Pour Sherbrooke, sur 923 voies de circulation officialisées par la Commission, il y en aurait 89 portant des noms de femmes contre 834 portant des noms d’hommes, soit 9,6 %, la moyenne des dix villes étant de 9,2 %. Les seules trois villes qui dépassent Sherbrooke sont : Lévis (12,1 %), Québec (11,4 %) et Montréal (9,8 %). Tout au moins pour Sherbrooke, le taux serait plus favorable en tenant compte des odonymes attribués par le conseil municipal dans les dernières années, mais dont les rues ne sont pas encore construites.

Jean-Marie Dubois
Géographe, Université de Sherbrooke