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Pierre Fitzgibbon
Pierre Fitzgibbon

Pierre Fitzgibbon, le mouton noir du cabinet

Henri Marineau
Henri Marineau
Québec
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C’était écrit dans le ciel, le quatrième rapport de la commissaire à l’éthique à l’encontre de Pierre Fitzgibbon aura eu raison de son poste de ministre de l’Économie. En termes clairs, M. Fitzgibbon était devenu le «mouton noir» du cabinet de François Legault.

Pourtant, Pierre Fitzgibbon aurait dû incarner un excellent ministre de l’Économie compte tenu de ses nombreux contacts dans le monde des affaires. Mais, et il y a un gros «mais», l’ex-homme d’affaires maintenait des placements dans deux compagnies qui recevaient des subventions du gouvernement. Ça sent l’apparence de conflit d’intérêt. Et le moins qu’on puisse dire, l’éthique en prend pour son rhume.

Qui joue avec le feu risque de se brûler, nous rappelle un vieux proverbe. Habitué à traiter de grosses affaires dans sa vie antérieure, il est un habitué des petits jeux avec le feu, et c’est très bien ainsi. Toutefois, en faisant le saut en politique, il s’engageait à respecter le code d’éthique qui, lui, ne fait pas de quartier à ceux qui osent y déroger. En fait, il est impitoyable.

En démissionnant, Pierre Fitzgibbon a fait le bon choix, celui du gros bon sens. En effet, il ne pouvait pas garder la chèvre et le chou. Les affaires ne font pas bon ménage avec la politique. Néanmoins, l’ex-ministre assure qu’il demeurera député jusqu’à la fin de son mandat en 2022 et peut-être même au-delà. «Je suis venu en politique pour aider, je voulais aider le gouvernement».

Eh bien, M. Fitzgibbon, il n’en tient qu’à vous de respecter le code d’éthique en toutes lettres à défaut de quoi je vous suggère de retourner dans le monde des affaires!