Oui aux drags mais avec condition

La situation semblait surréaliste, lundi dernier au conseil municipal de la Ville de Sherbrooke alors que certains des élus ont démontré beaucoup d’empathie et de sympathie pour le propriétaire du site de sports motorisés situés sur le chemin de Saint-Élie, Simon Homans.

Ces membres du conseil ne semblaient pas au courant, ou semblaient avoir oublié, qu’une décision de la Cour supérieure avait ordonné la fermeture du site pour nuisance excessive, que les plaignants, incluant des personnes de Sherbrooke et d’Orford, s’étaient partagé, sur décision de la Cour d’appel, une somme avoisinant les 200 000 $ en dommages et intérêts et que la Ville avait remis 90 constats d’infraction au propriétaire, etc.

Des élus de l’arrondissement Rock-Forest-St-Élie-Deauville ont, selon ces conseillers, eu la malencontreuse idée de vouloir protéger les résidants du chemin Rhéaume en demandant que des mesures de bruit soient aussi réalisées à l’est du site. On n’en voudra pas aux conseillers de l’arrondissement d’avoir oublié ou de ne pas être au courant du fait que des personnes situées sur le chemin de Saint-Élie, à l’est du site, font aussi partie des gens qui se plaignent. Tout ce beau monde semble partager l’idée que des mesures de bruit vont définitivement régler le problème. Les voisins, eux, savent que les quelques mesures effectuées cette année ont donné des résultats mitigés parce qu’elles étaient effectuées dans des conditions non propices à présenter des résultats démontrant la vraie nature du problème.

À mon avis, tous les conseillers présents auraient dû faire preuve de beaucoup plus de sympathie, de compréhension et de compassion envers les voisins qui endurent depuis de nombreuses années les nuisances associées à l’opération du site, avant de s’apitoyer sur le sort du pauvre propriétaire qui devra faire des efforts supplémentaires pour respecter ses voisins.

Maurice Gagnon
Orford