Ne fléchissez pas, Mme Freeland

Le secteur du commerce est le plus important employeur du Canada. Selon les données de Statistiques Canada de juillet 2017, 2,8 M sur les 18,4 M des emplois occupés au Canada sont dans le commerce. Ce qui représente 15,2 % de la population active. Ce chiffre n'inclut pas les emplois indirects qui y sont reliés tels que les services professionnels et financiers, les transports, l'entreposage, l'immobilier et l'entretien.
Déjà, les règles actuelles, où on ne taxe pas les produits achetés à l'extérieur du pays dont la valeur est sous les 20, font perdre au Québec près de 350 M$ en rentrées fiscales et on peut facilement évaluer le manque à gagner fiscal à plus de 1 milliard $ pour le Canada. Cette règle fiscale inéquitable génère une concurrence déloyale qui indigne les commerçants qui ont pignon sur rue au Canada et qui la perçoivent comme une subvention à l'achat hors pays.
Et voilà que le 17 juillet dernier, Washington publiait ses objectifs de renégociations de l'ALENA, et dans la liste des exigences américaines envers le Canada, on voit que les États-Unis demandent que l'on multiplie par 40 le seuil déjà intolérable de 20 $ pour l'exonération des taxes à la consommation pour le porter à 800 $.
C'est impossible de fléchir sur ce point. Sinon; c'est la première pièce d'un interminable domino menant à notre faillite qu'on laisserait tomber. Nous vous exhortons, Madame la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, de dire non à cette demande.
Claude Denis, président de la Chambre de commerce de Sherbrooke et PDG d'Électro-5 inc.
Échec des libéraux sur le plan écologique
D'un côté, nous assistons à une augmentation constante du nombre de véhicules (...) sur les routes du Québec, dont de plus en plus de camions énergivores (...) et, de l'autre côté (...), on a réussi à vendre qu'une poignée d'autos électriques! Cherchez l'erreur! Sur le plan éducationnel, on n'a même pas été capable d'entretenir le courant largement répandu ailleurs dans le monde pour l'achat de petites autos!
À force de prôner des valeurs néolibérales basées essentiellement sur l'individualisme (...), ce gouvernement nous a enlevé le « goût du nous ». Le je-m'en-foutisme et la désillusion se
sont installés dans nos vies en regardant l'argent de nos efforts fuir inexorablement vers les poches des plus riches. Plutôt que de faire de l'éducation au quotidien on a préféré les rêves fous et les dogmes économiques... et convoiter continuellement les votes!
Claude Létourneau, Sherbrooke