Dans le district du Lac-Magog se trouve le long de la rivière une rue qui aurait tout pour être calme, une rue qui ne « débouche » pas, sur laquelle de nombreux feuillus et conifères nous font oublier qu’on est en ville.
Dans le district du Lac-Magog se trouve le long de la rivière une rue qui aurait tout pour être calme, une rue qui ne « débouche » pas, sur laquelle de nombreux feuillus et conifères nous font oublier qu’on est en ville.

Montpetit, la rue de tous les possibles…

Dans le district du Lac-Magog se trouve le long de la rivière une rue qui aurait tout pour être calme, une rue qui ne « débouche » pas, sur laquelle de nombreux feuillus et conifères nous font oublier qu’on est en ville.

De nombreuses jeunes familles s’y sont installées dans la dernière décennie. On peut y voir de petits enfants qui s’initient à la marche, d’autres qui cherchent leur équilibre sur un vélo ou qui développent une plus grande maîtrise de celui-ci. Avec la pandémie, de nombreuses personnes ont fait de cette artère sans trottoir leur parcours quotidien de marche ou de course. Une rue de rêve, diraient certains!

Mais le soleil, on le sait, génère des zones d’ombre. Depuis quelques années, à diverses heures du jour ou du soir, des véhicules tout-terrain (des quatre roues l’été, remplacés par des motoneiges l’hiver) se déplacent en toute liberté sur la rue Montpetit. Des conducteurs sûrs d’eux (sinon, comment expliquer l’absence de casque chez certains et la vitesse chez d’autres), suivis occasionnellement d’un chien sans laisse, semblent convertir cette rue calme un sentier quad…  

La devise de Sherbrooke, « Rien de trop », n’a de toute évidence pas été créée dans les dernières années sur la rue Montpetit. Il s’est développé ici un train-train (on devrait dire un VTT-VTT!) qui, au fil du temps, a pris de l’ampleur. Les résidants n’ont pas à tolérer cette circulation fort particulière et le bruit qui en découle. Dans le respect de tous et de toutes, revenons à la sérénité qui a attiré tant de gens sur cette rue. Je promets en contrepartie de ne pas aller troubler le calme des sentiers aménagés pour les quatre-roues en l’Estrie.

Jean Fradette
Sherbrooke