Mon tour, ton tour… à tour de rôle!

Chers automobilistes, pourriez-vous attendre votre tour et respecter le mien? Qu’il fasse beau soleil à 39° avec le taux humidité, qu’il pleuve des cordes ou qu’il fasse -27°l’hiver avec le facteur vent, moi, en tant que piétonne, j’attends patiemment mon tour à l’intersection.

Avez-vous déjà essayé de traverser quatre voies de largeur en seulement 30 secondes avec un sac à dos et des sacs d’emplettes? Pour moi, qui est assez jeune et en forme, j’y arrive à peine! Imaginez une personne âgée ou avec une limitation quelconque. C’est totalement impossible!

Alors, serait-ce possible à vous, qui êtes assis confortablement dans votre véhicule, peut-être climatisé l’été ou bien au chaud l’hiver, d’attendre votre tour quelques secondes à peine? Que ce soit par compassion, par courtoisie ou juste pour respecter la signalisation, ce serait très apprécié. Merci d’avoir une action de respect à votre prochaine intersection.

Nous avons tous une place en partageant la route, mais reconnaissons celle de chacun.

Chantal Bouffard, Sherbrooke

Profiter du pauvre monde

J’ai  utilisé récemment le nouveau  système  de paiement  pour le stationnement et quelle ne fut pas ma surprise de constater que  maintenant  il n’y a plus de  remboursement si vous avez  mal estimé votre temps de séjour  et que pour ne pas recevoir de  constat d’infraction  vous avez mis le plein montant. Par contre, si vous avez un rendez-vous dans une clinique  et que vous devez remettre  des sous dans l’appareil et que malheureusement vous n’avez pas de  téléphone  intelligent, vous devez vous rendre à  un horodateur,  remettre un montant et espérer que vous ne serez pas appelé  pendant ce temps.

C’est aberrant qu’aujourd’hui  tout le monde  pense que  nous avons  tous des téléphones  intelligents, que nous sommes  tous en assez bonne forme  pour nous rendre  aux horodateurs (exemple:  j’ai  une fracture et je me déplace  en béquilles). Pour moi c’est  encore  une façon de profiter du pauvre  monde. Ce sont malheureusement les personnes âgées,  les familles et les personnes malades qui  vont être  pénalisées.

Colette Bernier, Sherbrooke