Mauvaise décision

La firme Bombardier est une source de fierté pour les Québécois. (...) Mais voilà qu'à la suite d'une aide généreuse de 1,3 milliard $ du gouvernement du Québec et d'un prêt de 371 millions $ du gouvernement du Canada, les hauts dirigeants de cette entreprise se sont offert des hausses de rémunération fabuleuses alors que nous avons des soldats canadiens qui luttent pour notre liberté dans différentes zones du monde pour des revenus modestes en fonction des risques quotidiens qu'ils courent.
Un être humain n'est jamais trop bien payé dit un adage, mais dans le cas des dirigeants de Bombardier, la hausse de la rémunération prévue me semble exagérée même si elle sera échelonnée dans le temps, selon les résultats financiers qu'obtiendra la compagnie. Cette décision nuit à l'image de cette société qui produit les avions CSéries et dont on souhaite les plus grands succès. De grâce, gens de Bombardier, repensez cette décision (...) puisqu'elle démontre malheureusement une véritable rupture entre les dirigeants et la population.
Réjean Beaudoin, Sherbrooke
Vous avez fini de rire de nous?
Bombardier a reçu plus d'un milliard $ d'argent public, supposément pour sauver les avions
CSéries de la faillite. Fidèle à son prédécesseur, Jean Charest, le premier ministre Philippe Couillard a jugé bon de financer cette entreprise privée avec notre argent.
Et voilà que cette même compagnie juge bon d'offrir des salaires faramineux à ses hauts dirigeants. Cela manque totalement de morale et de décence! Le moins que le premier ministre Couillard puisse faire est de s'excuser publiquement et de s'engager à ne plus jamais financer Bombardier, le genre d'entreprise que l'ancien leader néodémocrate David Lewis qualifiait de « Corporate Welfare Bums » parce qu'elles réussissent à s'approprier notre argent à coup de menaces et par crainte de fermeture.
La situation actuelle est intolérable. Nous devons faire savoir à nos élus que le copinage entre politiciens et biens nantis (...) n'a aucune raison d'exister. Cessons de croire que de telles situations sont acceptables et informons nos élus du dégoût que nous inspirent ces décisions injustifiables.
Jean Chenay, Sherbrooke