L'or ou l'impressionnante force du « Nous »

L'équipe canadienne olympique de hockey ainsi que celle de la Lettonie ont démontré, hors de tout doute, ce qu'il arrive lorsque la force et le talent de chaque individu sont mis au service de l'ensemble, lorsque les «égo» acceptent de faire passer la réussite du « nous » avant leurs performances individualistes et leur gloriole personnelle.
Mais pour cela, il a fallu un entraîneur qui a cru fermement à cette approche, qui a sélectionné ses membres dans cette optique et qui a su les convaincre de penser et d'agir ainsi.
Cette vision dans laquelle les « égo » sont incités à mettre leurs ressources individuelles au service de l'ensemble n'est pas seulement valable pour les équipes sportives, mais aussi dans toutes sortes d'organisations et de milieux, tels que les gouvernements, les entreprises, les milieux de la santé et des affaires sociales, les équipes de travail, etc.
Mais pour que cela puisse se produire, il faut que les individus ou les diverses unités au sein d'une l'organisation cessent de travailler chacun pour soi, et que les établissements d'une région ou d'une province apprennent et consentent à travailler en réseau plutôt qu'en silos.
Cependant, cette manière d'être et d'agir doit, avant tout, prendre racine au plus intime de chaque personne; il faut que son « égo » comprenne et accepte que la meilleure manière d'utiliser ses capacités mentales ou motrices, c'est de les mettre au service de la cohésion et du rendement de son groupe, à l'instar des joueurs de l'équipe canadienne.
Norman Poulin
Sherbrooke