Stéphanie Vallée

L'immobilisme de Stéphanie Vallée

La ministre de l'« injustice », Stéphanie Vallée, s'est donné une mission : détruire le système de justice. Et c'est bien parti. Son style de gestion : l'immobilisme !
La détérioration est palpable à tous les niveaux depuis la nomination de Mme Vallée il y a 30 mois. Les coupures au Directeur des poursuites criminelles et pénales et (DPCP) ont fait mal. Des postes vacants dans toutes les cours qu'elle veut combler en catastrophe maintenant que 288 criminels chantent leur libération.
L'arrêt Jordan, décidé par la Cour suprême en juillet dernier, n'a pas reçu l'attention justifiée de la ministre en temps utile. Elle a dormi au gaz, là aussi.
Bien avant ce jugement, les tribunaux dénonçaient déjà les délais déraisonnables et libéraient les accusés. Je pense à l'ex-chef de police de Lévis, Jean-François Roy, libéré pour cette raison, d'accusations très graves de conduite criminelle.
Les victimes de prêtres agresseurs ne sont pas les seules à déplorer l'indifférence de Stéphanie Vallée, qui est sourde à leur demande, pourtant légitime, d'abolir le délai de prescription de trois ans qui les empêche de poursuivre leur bourreau. Mme Vallée ne daigne même pas répondre aux nombreuses victimes qui lui ont écrit.
Notre ministre parle beaucoup lors des échanges à l'Assemblée nationale. Elle est passée maître dans l'utilisation de la langue de bois. D'ailleurs, de nombreux chroniqueurs lui ont reproché.
Je souhaite à la ministre de célébrer Noël en famille, loin des tracas du ministère de la Justice dont elle n'a ni la compétence ni la vigilance de diriger.
Monsieur le premier ministre Philippe Couillard, un rôle de simple députée lui suffirait amplement. Nommez donc une personne compétente qui aura pour mission de remettre cet important ministère sur les rails.
Roger Lessard
(porte-parole de victimes)
Thetford Mines (QC)