Steve Lussier, maire de Sherbrooke

Lettre au maire Steve Lussier

Monsieur le maire, comme je suis un inconnu pour vous, permettez que je me présente. Je suis âgé de 89 ans et demi. J’ai pris ma retraite en 1992. Le 2 octobre dernier a commencé ma 28e année de retraité. Quand j’ai pris celle-ci, je voulais lui donner un sens. C’est alors que j’ai choisi de travailler à améliorer la qualité de vie des aînés(es) de ma ville, et pour terminer, j’ai œuvré 35 ans dans le monde du sport et des loisirs, municipal et régional.

Pour y arriver, j’ai participé à un grand nombre d’organismes qui avaient les mêmes intérêts que moi. Depuis près de 8 ans, j’habite une résidence de personnes âgées, ce qui veut dire que je suis entouré de 250 autres personnes âgées.

À Sherbrooke, nous sommes au nombre de 28 000 ainés(es), c’est-à-dire 17 % de la population locale. Ces derniers sont les bâtisseurs qui ont travaillé corps et âme pour bâtir notre ville.

Quand je regarde ce qui se passe à Sherbrooke, deux choses me font rager :

1) La journée internationale des aînés, décrétée en 1990 par l’ONU, qui a pour but de sensibiliser le public aux questions touchant les personnes et reconnaître et apprécier la contribution qu’ils ont apportée à la société locale. Comme par les années passées, le 1er octobre, cette journée est passée sous silence : rien de la part du conseil municipal et des médias d’information où c’est une journée dans l’année pour se sentir aimé, respecté et apprécié. Cette journée internationale des aînés est un moment privilégié pour constater l’importance du parcours des aînés au fil du temps et la marque qu’ils ont laissée, encore, dans notre ville.

b) L’organisme VILLE AMIE DES AINÉS(ES) DE SHERBROOKE, j’ai l’impression que c’est une structure fantôme. Depuis quatre ans, je demande à cet organisme : le nom du président, la liste des membres du conseil d’administration et aussi la liste de leurs réalisations à venir. Jusqu’à ce jour, je n’ai eu aucune réponse. Pendant les dernières années, j’ai fait la promotion de l’organisation d’un événement qui regrouperait tous les organismes touchant les aînés afin de mieux connaître leur champ d’action et leurs besoins.

Pour terminer, je crois que les aînés de Sherbrooke doivent s’attendre à une bonne organisation des loisirs. Ils méritent beaucoup mieux que ce qu’ils reçoivent en ce moment.

Nous espérons que la Ville va tout faire pour rejoindre les aspirations de ceux-ci. Comme Ville, à vous de bouger le plus vite possible afin de donner aux aînés une fin plus agréable.

Ensemble on peut changer les choses.

Bien vôtre,

Bertrand Beaulieu