Les « voisins voyous » vous répondent M. Élias

M. Luc Élias,

Pour être respecté, il faut respecter les autres. Dans ses rapports avec les autres, Luc Élias a beaucoup de difficulté à recevoir et à accepter la critique. Depuis plusieurs mois, il se permet d’insulter tout le monde et de menacer des citoyens.

Sous prétexte qu’il augmente les entrées d’argent à la Ville par les taxes de ses développements, il se croit tout permis, y compris l’intimidation et le chantage. Sa sortie dans La Tribune du mardi 24 avril démontre une arrogance et une intransigeance outrageuses.

Plutôt que de se montrer un « bon citoyen corporatif », il insulte les gens qui revendiquent de bonne foi. S’il faisait plus preuve de respect et d’écoute, la situation serait sûrement différente. L’escalade vient en grande partie de son attitude.

Jamais, nous, les propriétaires de la rue du Fort-Chambly, n’avons menacé de fermer votre chantier. Nous savons très bien que les permis sont en vigueur et que le développement va continuer coûte que coûte. Nous accuser de vouloir « donner mauvaise presse au projet » est une affirmation non fondée et jamais prouvée. Nous ne sommes pas sortis dans les journaux pour vous nuire. Nous sommes allés au conseil de ville parce que c’est le seul endroit démocratique où nous pouvons exprimer nos voix et être écoutés.

Dans l’article, Luc Élias affirme « qu’il ne contrôle pas grand-chose ». Nous lui disons qu’il a au moins le plein contrôle sur ses propos et ses agissements. Traiter de simples citoyens de « voyous » est un manque de respect inacceptable. De plus, il nous accuse de s’être « approprié ses terrains ». À ce que nous sachions, aucun des cinq propriétaires visés par ces propos n’a agrandi sa cour arrière sur les terrains de monsieur. C’est une accusation mensongère.

Les menaces de poursuites judiciaires à l’endroit du journal communautaire Regards et sa direction témoignent du manque de savoir-vivre de Luc Élias. Jamais le journal n’a publié une seule ligne contre lui, son projet ou son entreprise. Il s’en prend à tout ce qui bouge. C’est le journal qui devrait vous poursuivre pour diffamation.

Vos propos envers la conseillère du quartier ne sont guère mieux. Plutôt que d’essayer de vous en faire une alliée, vous élevez des murs et des barrières avec celle qui est au service de tous les citoyens et les entreprises du coin, donc vous. Les relations publiques et sociales ne semblent pas être votre fort.

Les « voisins voyous » vous demandent de retirer vos propos injurieux et injustifiés qui peuvent être interprétés comme de la diffamation. Comme mentionné au début du texte : si vous voulez être respecté, respectez-nous. Le dialogue entre gens civilisés pourrait faciliter l’entente et l’entraide. Ce n’est pas en écrasant les autres que vous allez vous élever. Et encore moins en criant plus fort que vous aurez raison.

Respectueusement, vos cinq « voisins voyous ».

Éric Hétérington
Daniel Dutil
Patrice Clementi
Évelino Bergamin
Line Hogue