En réalité, c’est à l’avantage des municipalités de déterminer à l’avance des zones où devraient se construire des écoles, même avant les parcs municipaux.

Les municipalités, ces « vierges offensées »

Sans porter de jugements, pour le moment, sur l’empressement de la CAQ et de nombreuses incongruités de la loi 40, je veux dénoncer la réaction des maires à la reprise de conscience de leur responsabilité de garantir des espaces convenables pour le réseau scolaire dans leur municipalité respective.

En plus de favoriser le développement urbain et rural, les municipalités intègreraient les taxes foncières scolaires, utiliseraient davantage les gymnases et les bibliothèques scolaires dont les citoyens auraient accès dans leur quartier.

C’est parce qu’ils n’ont pas consenti à l’avance d’officialiser cette responsabilité que les maires s’offusquent. Parce qu’en réalité, c’est à leur avantage, à l’avantage de leur service d’urbanisme, de déterminer à l’avance des zones où devraient se construire des écoles, même avant les parcs municipaux.

Il était déjà prévu dans la Loi de l’Instruction publique (LIP) que les municipalités avaient cette obligation. Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, leur a rappelé dès janvier 2020 que cette responsabilité leur serait de nouveau dévolue avec l’adoption de la loi 40.

En réalité, la loi 40 aurait dû transférer tous les actifs immobiliers que détiennent les commissions scolaires, en construire de nouvelles, de les entretenir et de les « louer » aux instances scolaires dans chaque milieu, plutôt que juste les obliger à fournir les terrains. Les commissions scolaires n’ont jamais eu l’expertise pour gérer leur parc immobilier. Et encore moins les centres de services (nouvelles créatures de la loi 40 pour remplacer les commissions scolaires).

Bertrand Fortin
Ex-président de la Commission scolaire Outaouais-HullGatineau

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Soyons fiers de Bombardier

Né dans les Cantons-de-l’Est, le consortium Bombardier effectue un sérieux virage lié à son avenir.

De classe mondiale, l’entreprise a garni son dynamisme de grandes réalisations, entre autres en créant le meilleur avion pour passagers au monde de sa catégorie, démontrant ainsi la dynamique qualitative recherchée de nos ingénieurs, techniciens, décorateurs et autres professions de chez nous au Québec.

Lorsque nous constatons l’ampleur mondiale de cette entreprise québécoise au cours des dernières décennies, on ne peut qu’admirer l’audace de ses dirigeants et de ses travailleurs, qui ont permis dans le temps un cheminement de classe au groupe Bombardier.

Certains exprimeront des opinions que l’entreprise aurait dû faire ceci ou cela, ainsi que les gouvernements, mais pour ma part, j’estime que lorsqu’une entreprise prend une décision, ce n’est pas pour reculer, mais pour avancer. Et je crois que ce fut en permanence le cas de Bombardier.

Ainsi, soyons fiers de toute leur équipe globale, à partir du plus humble de leurs travailleurs, jusqu’au niveau le plus élevé dans leur hiérarchie, et souhaitons que d’autres sachent prendre la relève. Et cela, seul l’avenir nous le dira.

Réjean Beaudoin
Sherbrooke