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Les examens, trop grande source de stress pour les étudiants

Gérald d'Amboise
Gérald d'Amboise
Professeur émérite, Université Laval
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POINT DE VUE / J’ai apprécié la récente chronique Diminuer la détresse chez les universitaires de la psychologue Georgia Vrakas parue le 13 février en rapport avec la détresse chez les universitaires. Il était nécessaire de rappeler l’état de la situation et d’offrir plusieurs pistes d’aide à ceux et à celles qui sont aux prises avec des circonstances stressantes. La contribution de l’auteure est très éclairante à ces égards.

Je suis tout de même étonné qu’il ne soit pas spécifiquement fait mention, dans le texte, d’une occasion provocatrice de stress des plus évidentes dans la vie de tout étudiant(e) universitaire ou même de tout étudiant(e) en général. Les examens sont de trop grandes sources de stress pour la majorité. Ce stress se présente en tout temps, avant et pendant la durée de l’examen. Lors d’un examen, particulièrement lorsque le temps alloué pour répondre aux questions s’avère être trop court, l’énervement et la perturbation peuvent atteindre des niveaux très élevés.

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Nombre d’étudiants et d’étudiantes, tout en connaissant bien la matière à l’examen, voient le temps s’écouler, craignent de ne pouvoir terminer, paniquent même. Dans ces circonstances, ils n’ont pas le temps de compléter ni de réviser leurs réponses. Et leur résultat ne représente pas leur niveau réel de connaissances.

Un peu de répit?

En ce temps de pandémie, très irritable en soi, pourquoi ne pas donner un peu d’espace, un peu d’air, un peu de répit? Pourquoi les professeurs ne seraient-ils pas ouverts à faire preuve de compassion véritable à l’égard de leurs apprenants (es)? Donnons-leur tout le temps dont ils et elles ont besoin. Je ne comprends pas pourquoi on n’a jamais avancé ou adopté de directives en ce sens. La discussion s’impose entre collègues et aux divers niveaux des directions d’études.

Une telle initiative rendrait certainement moins douloureux ce vécu traumatisant pour un trop grand nombre. 

Permettons à tous les étudiants et étudiantes universitaires, en particulier, de disposer de plus de temps et d’expérimenter possiblement un certain plaisir à exposer leur savoir. En tant qu’ancien étudiant, longtemps professeur et plus récemment accompagnateur, j’ai connu et été témoin, plusieurs fois, de circonstances telles que celles que je relate. J’ose avancer une piste pour amélioration, pour diminution de la détresse. Il en va de la santé mentale des étudiants et étudiantes universitaires et potentiellement de celle de leurs professeur(e)s également.

En pratique, généralement, l’ingénieur, le médecin et tout autre professionnel prend le temps nécessaire pour bien accomplir une tâche. Même lorsque la tâche est pressante, il doit s’assurer que chacune de ses actions corresponde à des normes bien précises. Il aménage son travail de sorte qu’il puisse bien l’accomplir et s’assure d’un temps suffisant pour ce faire.

Tous ne favoriseront pas la voie que je propose. J’aimerais connaître leurs objections. C’est après en avoir fait l’expérience que l’on pourra en évaluer la pertinence.