Les erreurs du passé et le vote de demain

À la veille des élections municipales, le contribuable averti se doit de faire le bilan des réalisations et des faiblesses du dernier conseil afin d’évaluer l’impact de son vote d’hier.

Albert Einstein disait qu’il était fou de se comporter d’une même façon et de s’attendre à un résultat différent.  C’est dire que les actions du passé sont garantes d’un comportement futur. 

Un grand philosophe dit bien « d’abord, ne causer aucun tort », précepte qui s’applique, entre autres, aux responsables de la gestion municipale. (...) S’ajoute pour les élus l’obligation de protéger les intérêts de la population, particulièrement dans l’usage des deniers publics.

Les bévues et gaffes dans la triste saga des directeurs municipaux illustrent à quel point les élus de Magog ont fait fi de l’obligation d’user de prudence dans l’utilisation des fonds publics. 

Cadre de longue date, le premier a été congédié cavalièrement juste avant la fin de son contrat. Pourquoi? C’est alors un premier versement de 200 000 $, puis vinrent la création et la dotation du poste d’adjoint au directeur éventuel. La structure administrative devenait ainsi asymétrique (...) L’écroulement de cette structure était prévisible et engendre un deuxième paiement de 200 000 $.

Finalement, les élus engagent une firme d’experts pour choisir parmi les candidats au poste de directeur. Négligeant la recommandation finale de ses propres experts, une majorité des membres du conseil se rangent derrière un ou une chef, de compétence douteuse, et octroient un contrat à vie au candidat choisi. La sélection de cette majorité engendre une période de conflits et de tensions.

De plus on coupe court la période de probation de l’employé alors qu’un renvoi sans frais était encore possible (...)  le tout se termine par une dépense d’environ 250 000 $, aux frais du contribuable. La saga des directeurs dans son entier nous coûte au bas mot plus de 700 000 $.  Que de temps, d’argent et d’efforts jetés à la poubelle!

Les élus d’hier s’en tiraient fort bien avec l’installation de jeux d’eau, mais trébuchaient devant les défis majeurs, comme la revitalisation de la rue principale ou le plan d’épuration d’Omerville.

Les enfants qui s’amusent aujourd’hui à ces jeux d’eau devront demain s’exiler à la recherche d’un emploi. Le vote d’hier a fait son œuvre. C’est le vote de demain qui décidera si l’on reste dans les ornières d’un passé mitigé ou si l’on effectuera un virage décisif afin de (...) mettre en valeur du riche potentiel de ma ville.

Jules Lalancette, Magog