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L’endroit rêvé pour finir sa vie

Point de vue
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La Tribune
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On rêve tous, pour nos parents et pour nous, de finir nos jours tout doucement à la maison. Malheureusement, ce n’est pas toujours possible.

Après un séjour apprécié de quelques années à la Villa de l’Estrie, au moment où la santé ne lui a plus permis d’y demeurer plus longtemps et alors qu’arrivait le coronavirus, notre mère s’est retrouvée, un peu à notre corps défendant, au tout petit CHSLD de Weedon où elle ne connaissait personne pour avoir passée toute sa vie à Sherbrooke.

Cette situation temporaire s’est rapidement transformée en expérience magnifique pour notre mère et pour nous. Si les installations y sont correctes, sans plus, le personnel sans égard au fait qu’il travaille dans les services auxiliaires ou en lien plus direct avec les résidents, a été tout simplement fantastique avec notre maman et avec les autres résidents. À travailler tous ensemble dans la cohésion, ils ont offert à notre mère un environnement sécure, rassurant, rempli d’amour et de bons soins où elle s’est trouvée très bien et où elle a rapidement décidé d’en faire sa nouvelle famille d’accueil.

Si maman s’y est trouvé très bien, que dire de nous, sa famille bien présente qui a été bien intégrée par l’équipe en place et en particulier par Mélina, l’éducatrice spécialisée, qui est devenue une confidente.

Maman y est décédée tout doucement, dans la sérénité le vendredi 8 févier dernier dans le plus grand respect de l’équipe en place. Je ne peux que vous souhaitiez que vos parents et amis puissent profiter de la grande qualité de vie dont ma mère a bénéficié au cours de la dernière année de sa vie.

Les maisons des aînées, dont on nous parle en grand bien pour le futur, ne seront un succès que dans la mesure où elles répliqueront les belles et grandes valeurs humaines que nous avons ressenties au CHLSD de Weedon. Que les autorités bien intentionnées sachent s’en inspirer!

D’ici là, pourquoi ne pas rebaptiser les CHSLD, avec toute la signification négative désormais associée à cet acronyme froid, pour mettre en lumière ce qui doit être l’essence ce des lieux de ces Centre de vie pour aînés. Plus important encore pour nos aînés et leurs familles, c’est que, quoi que sont ou seront les installations physiques, les qualités humaines recherchées y soient inculquées et maintenues à coup sûr auprès du personnel. 

Robert Gendron
Fils de Madeleine Nicol Gendron