Une statue du membre des Beatles John Lennon est photographiée à l'extérieur du Cavern Pub dans le centre de Liverpool, au nord-ouest de l'Angleterre, le 7 octobre 2020
Une statue du membre des Beatles John Lennon est photographiée à l'extérieur du Cavern Pub dans le centre de Liverpool, au nord-ouest de l'Angleterre, le 7 octobre 2020

L’empreinte de John Lennon

Yvan Giguère
Yvan Giguère
Saguenay
POINT DE VUE / L’année 2020 marque deux anniversaires d’un seul artiste de la chanson, et j’ai nommé John Lennon. Il aurait eu 80 ans le 9 octobre 2020 et en décembre prochain, on soulignera les 40 ans de son décès, lui qui fut assassiné le 8 décembre 1980 à New York par un tireur fou.

Celui qui est considéré, à juste titre, être le fondateur des Beatles aura marqué l’histoire de la musique populaire du 20e siècle. Il aura aussi laissé sa marque à titre d’apôtre de la paix au côté de sa conjointe Yoko Ono. Je suis un fan des Beatles et je l’ai toujours été. Étudiant en quatrième année du secondaire en 1979, j’avais créé un petit spectacle en leur hommage dans lequel je personnifiais John Lennon. C’est tout dire!

L’homme était loin d’être parfait. On a dit de lui qu’il était égocentrique à l’excès et qu’il a fait la vie dure à Paul McCartney juste avant la séparation des Beatles survenue en 1970. Il fut même suivi de près par le FBI lors de son long séjour aux États-Unis, mais sans motifs criminels. On le surveillait à cause de ses idées. On le trouvait sans doute trop révolutionnaire. Bref, la légende de Lennon n’est pas que rose, elle a des airs de controverses. Mais force est d’admettre qu’il avait aussi de très grandes qualités.

Et son histoire d’amour avec Yoko Ono fut, par moments, des plus tumultueuse. Mais ce couple aura marqué l’imaginaire collectif et cet amour aura triomphé de tout au final.

Lennon a dit un jour en entrevue que le groupe The Beatles n’aurait jamais vu le jour sans Elvis Presley. Étonnant, non? Il faut dire qu’adolescent, Lennon a trouvé sa vocation en écoutant Elvis pour la première fois. Il s’est dit dès ce moment qu’il deviendrait un chanteur. On connaît la suite. Il décida de former un groupe de musique et ce fut sa rencontre avec Paul, Georges et Ringo à la fin des années 50 et le début de la Beatlemania qui devait suivre dès le début des années soixante et qui déferla de par le monde durant toute une décennie.

À cette époque, j’étais un petit enfant, mais je me souviens d’avoir entendu en boucle, à la radio, des chansons telles que Yesterday, Michelle ou Penny Lane.

Le tandem d’auteurs-compositeurs formé par Lennon-McCartney aura fait évoluer la musique rock en accéléré durant une courte période. Sur le plan de l’écriture de chansons, Lennon fut certes celui qui osa le plus, qui marqua la fin de la période yéyé des débuts du groupe, celle des chansons d’amour qui avaient des accents légers comme Love Me do, And I Love Her ou She Loves You. Selon moi, la chanson Nowhere Man, écrite par Lennon en 1965, marqua le début pour les Beatles d’une période plus engagée socialement. Je pense ici, entre autres, à sa chanson Revolution. Et c’est à partir de là que l’empreinte de John Lennon commença à s’inscrire de façon significative dans l’histoire de la chanson.

Suite à la séparation des Beatles, John Lennon débuta une carrière solo et son engagement pacifique prit plus librement son envol. Sa chanson Imagine, composée en 1971, en collaboration avec Yoko Ono, deviendra un hymne de paix universel et du coup son héritage musical le plus marquant.


Yvan Giguère, amoureux des Beatles, fan de McCartney et Lennon, Saguenay