L'électrosensibilité: pas si marginal

À la suite de l'article du journaliste Jean-François Gagnon sur la décision récente de la Régie de l'énergie au sujet des compteurs d'électricité (Une décision de la Régie de l'énergie déçoit) du 16 janvier, j'aimerais apporter des précisions au sujet de l'électrosensibilité, qui est reconnue comme un handicap par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec. Cette reconnaissance donne droit à des accommodements.
Le Québec a du retard en matière d'accommodements pour les personnes handicapées en général et la situation devient critique pour les personnes dont on dit qu'elles se «prétendent» et se «déclarent» électrosensibles, expression que l'on n'utiliserait pas pour toute autre maladie dûment diagnostiquée, comme l'est l'électrosensibilité dans plusieurs cas. (...) Le physicien Paul Héroux, professeur à l'université McGill, a conduit des études sur l'impact biologique des champs électromagnétiques. Il explique que le corps humain n'ayant pas évolué dans un environnement saturé de micro-ondes (en provenance des technologies sans fil), il n'a pas de système spécifique pour s'en défendre, d'où des symptômes très variés. D'ailleurs, plusieurs personnes éprouvant des maux de tête, de l'insomnie, de l'hyperactivité ou des douleurs articulaires, se sentent mieux lorsqu'elles suivent nos conseils de fermer leurs émetteurs Wi-Fi, téléphones intelligents et autres appareils sans fil, au moins la nuit.
Les électrosensibles ne viennent pas d'une autre planète, ces personnes étaient auparavant en bonne santé. C'est la surexposition, en particulier à tous ces récents appareils sans fil, aux compteurs à radiofréquence et aux tours/antennes de télécommunication, qui entraîne l'apparition de symptômes.
Le professeur Héroux nous encourage à privilégier des technologies sécuritaires comme le câble ou la fibre optique, en câblant aussi à l'intérieur des maisons.
Aucune compagnie d'électricité n'a fourni d'études démontrant l'innocuité de ces compteurs numériques, communicants ou non. La limite de Santé Canada pour l'exposition aux micro-ondes (la plus élevée au monde avec celles du Japon et des États-Unis), est basée sur une exposition de six minutes et ne prend en compte que l'impact de réchauffement des tissus (le principe des fours à micro-ondes) et non les effets biologiques comme ceux nommés plus haut.
Trois organismes se dévouent à cette cause. La demande de lieux de résidence sécuritaires est en forte augmentation. Nous invitons les promoteurs ou propriétaires de logements à l'esprit innovateur à entrer en contact avec nous à info@airetvie.org<
Jacinthe Ouellet, Magog