Le transport actif… et si c’était ton choix?!

Parmi tous les changements qu’a apporté subitement la crise du coronavirus dans nos vies, il y a assurément nos habitudes de déplacements. Effectivement, vous avez sans doute remarqué les rues vides du mois d’avril. En raison d’un plus grand sentiment de sécurité sur la route et de l’accroissement du temps disponible, plusieurs d’entre nous y ont vu l’occasion parfaite pour sortir la bicyclette ou aller faire une marche dans le quartier. Outre la sortie pour l’épicerie, c’était l’une des seules « activités » permises pour mettre le nez dehors.

Quand on utilise ses pieds ou son vélo pour se déplacer plutôt que seulement pour les loisirs, on parle de transport actif. Or, le faible sentiment de sécurité et le manque de temps se trouvent au sommet des obstacles évoqués par les citoyens face au transport actif. Considérant que l’exercice est excellent pour la santé physique, pour le moral et pour la gestion du stress, voilà autant de bonnes raisons pour nos élus de repenser nos quartiers de façon à rendre la marche et le cyclisme plus agréable et sécuritaire… pour ainsi recréer la tranquillité routière du mois d’avril et voir croître le nombre de citoyens actifs!

Et au niveau individuel, on a tout le pouvoir de choisir de se déplacer activement. Combien d’entre nous habitons à moins de 5 km du lieu de travail ou des proches que l’on a si hâte de visiter? Ces dernières semaines, plusieurs se sont probablement rendu compte que marcher ou rouler à bicyclette n’est pas beaucoup plus long que de faire le même trajet en voiture, en plein trafic. C’est toutefois bien plus plaisant! Pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable en continuant de se déplacer à pied ou à vélo, plutôt qu’en auto? Prendre le temps, c’est aussi un héritage à préserver de cette crise.

Une fois l’habitude bien installée, il y a toute l’escalade des bénéfices : plus de gens en santé, moins de voitures sur les routes, moins de pollution en ville, moins de bruit, des gens plus heureux, moins de dépendance à l’auto-solo. Et peut-être est-il venu le temps de revoir notre besoin d’une deuxième voiture, qui n’est finalement pas sortie depuis le mois de mars. Que d’économies à prévoir! Pensez-y.

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Jacinthe Caron, directrice

Conseil régional de l’environnement de l’Estrie