Le Québec est sur le gril

Qui se soucie vraiment du bouleversement climatique que subit celle qui nous héberge : la Terre-Mère? Les activités humaines menacent son équilibre qui nous a permis d'y vivre et des technocrates ont inventé les crédits-carbone... C'est comme si, assistant votre mère aux soins palliatifs, vous lui disiez : « Pas de problème, je vais te faire un chèque »!
Voyons juste, tant au niveau fédéral que provincial, aux antipodes de leurs beaux discours lors de la Conférence de l'ONU sur le climat (à Paris en 2015), nos politiciens multiplient les éléments de déni; Justin Trudeau (...) avec la promotion des pipelines et Philippe Couillard avec la relance de la menace des gaz de schiste, en passant en force la loi 106 sur les hydrocarbures, digne du Klondike.
Les hydrocarbures extrêmes dont ils font la promotion, obtenus par fracturation hydraulique et autres procédés très risqués (avec des acides...) sont désastreux pour notre environnement : l'empoisonnement de la nappe phréatique en de nombreux pays dépossède les citoyens de leur vie. Il peut coûter 300 $ par mois pour une famille de quatre personnes, dans certaines villes des États-Unis, juste pour avoir de l'eau. Les compagnies privées devenues, avec la complicité de nos politiciens, gestionnaires de ce bien commun coupent l'eau aux « délinquants » qui n'arrivent pas à payer.
La loi 106 a préséance sur tous les autres usages : agricoles, agroalimentaires, récréotouristiques et résidentiels (sauf sur les cimetières! On est chanceux!). Des millions d'acres de permis d'exploitation des gaz de schiste ont été donnés (un dollar pour 22 acres! Qui dit mieux?) à de multiples compagnies.
Pourquoi le gouvernement du Québec voulait-il supprimer, en mars dernier, l'accès aux données sur les eaux usées aux organismes de bassins versants dont c'est l'outil de travail pour vérifier la conformité des rejets?
Pourquoi a-t-il investi des millions de nos dollars dans ces industries alors qu'il clame qu'il n'y a pas d'acceptation sociale et donc que ça ne se fera pas?
Comme disait mon père : « Il est vrai, ce mensonge? »
Sylvie Berthaud, porte-parole du Groupe Vigilance d'Ham