Le plaisir d'apprendre

Dans son livre L'art du bonheur, de Sa Sainteté le Dalaï-Lama, écrit en collaboration avec le psychiatre Howard Cultar, le chef spirituel des moines bouddhistes tibétains parle de l'importance de continuer à apprendre tout au long de sa vie, car cette démarche permet aux personnes de se donner une vie plus épanouie. Cette corrélation positive entre la formation, la santé et la longévité protège l'individu de la dépression répandue chez les aînés(es).
Marcus Julius César (106-43 av. J.-C.), homme politique romain dit « que la plus grande erreur des humains, c'est de négliger le développement et le raffinement de l'esprit et de ne pas acquérir l'habitude de la lecture et de l'étude ». On peut apprendre tout au long de notre vie. Ce n'est pas parce que l'on est vieux qu'on perd la faculté de s'instruire.
Dans son livre Une retraite pleine de vie, Sylvia McDonald écrit ceci : « Étudier en permanence, c'est l'aventure de la découverte, un défi à nous-mêmes, d'ajouter à notre expérience et à nos connaissances, au lieu de piétiner dans les sentiers battus. Les semaines et les mois deviennent des jalons de nos investigations, de nos recherches et à notre développement personnel continu. »
Voici une liste de ce qu'on appelle l'université « invisible », c'est-à-dire les façons peu coûteuses dans notre collectivité sherbrookoise pour continuer à apprendre. [...]
• Les journaux (pas seulement les pages de décès) et les revues;
• La radio où il y a des émissions scientifiques;
• La télévision, suivre des séries télévisées sur l'histoire, la musique, etc.;
• Les bibliothèques;
• Les organismes d'échange de connaissances;
• Découvrir et fonder un tel organisme où chacun peut se débrouiller ou faire les deux;
• Les clubs, associations et réseaux invisibles de personnes qui apprennent l'un de l'autre de manière suivie;
• Les centres d'art;
• L'université du 3e âge.
Nous devons tous continuer à progresser et inventer notre vie au fur et à mesure que nous avançons, nous sommes des architectes de notre destinée, car la responsabilité d'une véritable formation demeure nôtre. Quand on est cultivé, on ne s'ennuie jamais.
Bertrand Beaulieu, Sherbrooke