Le pharmacien : une présence qui facilite l’accès aux soins de santé

Depuis quelques semaines, un nombre grandissant de voix s’élève de partout au Québec pour réclamer une solution aux problèmes qui limitent l’accès au système de santé. Malgré toutes les tentatives gouvernementales initiées en ce sens, il semblerait que rien n’y fasse.

C’est en effet la triste impression que je retiens d’un article publié le 16 avril par La Tribune et selon lequel la liste des personnes en attente d’un médecin de famille en Estrie serait toute aussi longue qu’en 2016. Et cela, malgré le fait que plus de 35 000 Estriens aient été nouvellement pris en charge par un médecin de famille en 2017!

L’accès au système de santé en première ligne serait-il un problème insoluble? Je ne le crois pas. Ce qui m’apparaît de plus en plus clair toutefois, c’est que les réformes administratives ne peuvent livrer leurs promesses si elles tendent à isoler les acteurs du système de santé plutôt que de conjuguer leurs forces respectives. Pensez à un orchestre. Le talent de chacun des musiciens, si grand soit-il, ne peut rivaliser avec la force et l’efficacité de l’ensemble.

Si on a beaucoup parlé jusqu’ici de la valorisation fort souhaitable du rôle des infirmières, il m’apparaît important de considérer l’apport des autres professionnels de la santé pour solutionner le casse-tête de l’accès aux soins de première ligne. Les pharmaciens sont de ceux qui peuvent jouer un rôle accru auprès de leurs patients, en vertu de leurs compétences. Ainsi, certaines personnes consultent un médecin pour un malaise alors qu’il s’agit en réalité d’un effet indésirable causé par un médicament. En consultant d’abord le pharmacien, ce dernier peut reconnaître ces symptômes et régler le problème à la base. Voilà qui se révèle bien utile quand on n’a pas de médecin de famille.

Les pharmaciens sont depuis 2015 en mesure de poser des actes additionnels consentis par le gouvernement : prescrire des analyses de laboratoire; ajuster une ordonnance; substituer un équivalent à un médicament non disponible ou prescrire un médicament pour des problèmes de santé mineurs; autant d’interventions par lesquelles les pharmaciens contribuent à dégager d’autres professionnels du réseau qui peuvent, à leur tour, offrir davantage de services aux patients.

Je me réjouis d’entendre les appels de plus en plus nombreux à la collaboration interdisciplinaire en matière de santé. Elle est non seulement souhaitable, mais nécessaire, car rien ne peut se substituer à l’attention, à la compassion et à l’intervention de professionnels de la santé compétents travaillant de concert pour soulager et guérir. Pas même l’argent. En ce sens, les pharmaciens sont des professionnels de la santé qui, par leur statut d’experts du médicament et leur grande accessibilité, peuvent et veulent en faire davantage, et ce, au bénéfice de tous les patients du Québec.

Jean-Luc Trottier
Pharmacien propriétaire à Sherbrooke

Rétablissons la démocratie

Ça aura pris l’action conjuguée de trois médecins (Couillard, Barrette et Bolduc) et moins de trois ans aux libéraux pour transférer 1,3 G$ de nos poches vers Bombardier puis vers Airbus. De quoi former des infirmières et des préposés aux bénéficiaires tant qu’on en veut! Qui maintenant aura en fin de compte payé pour le REM et entre les mains de qui ce dernier aboutira-t-il ?

On est en droit de se le demander.

En plus, en chemin, on aura rendu un pont fédéral (pont Champlain) plus écologique à même les impôts du Québec. Beau cadeau! Et Ottawa pourra même, s’il le désire, charger ultérieurement des péages aux Québécois. Grand temps qu’on enlève les banquiers et les médecins du pouvoir et que le peuple reprenne sa place comme dans une vraie démocratie. C’est pour ça que ç’a été inventé! Afin que la voix du peuple fasse équilibre à celle de l’establishment pour exercer le pouvoir.

Là on se croirait dans un état d’extrême droite. Les gens d’affaires donnent directement des commandes au gouvernement pour modifier notre système d’éducation, qui n’en est plus un de ce fait, ou encore pour modifier les lois sur l’immigration et même pour chambouler des fonds de pension pourtant signés de bonne foi dans des négociations antérieures.

Ajoutons qu’ils n’ont même pas atteint réellement l’équilibre budgétaire puisqu’ils ont bénéficié de 11 G$ de péréquations rien que pour cette année. L’endettement du peuple a malheureusement servi de tampon pour éponger le reste, en plus des taux hypothécaires qui montent et monteront encore. Maintenant les voilà qui vident la caisse et disposent à leur guise du fonds des générations alors qu’ils n’ont pas l’appui de la majorité populaire, comme le feraient des émirs sans vergogne dans des pays totalitaires.

Même la pollution s’est engraissée de 247 M de litres d’essence de plus en leur présence par rapport à 2013.

Méfiez-vous de leurs promesses de Messie! Ils ne sont pas lui...

Claude Létourneau
Sherbrooke