Le déconfinement

Serait-il possible de ne pas trop se presser pour remettre le Québec dans l’état où il se trouvait avant l’arrivée de la pandémie qui a bouleversé et tué des milliers d’hommes et de femmes avant que les Québécois décident sous la gouverne de François Legault de ralentir la marche funèbre à laquelle nous avons été conviés depuis presque quatre mois?

Au sud de notre frontière, sous la tutelle de Trump, pour favoriser les succès économiques, c’est avec passion que le pays autrefois si puissant a déconfiné l’ensemble de son territoire.

Résultat : des dizaines de milliers de morts, et ce n’est pas terminé. 

Nous nous trouvons devant un adversaire plus fort que nous. La nature prend sa revanche et pas à peu près. Voilà des siècles que nous la poussons dans ses retranchements. Il va de soi qu’elle se défende et se venge. 

Si nous rouvrons la machine à sous trop rapidement et sur les mêmes bases qu’auparavant, il est normal que nous nous frappions de nouveau à un mur. Il n’y a rien de mystique ou de très compliqué à comprendre dans cette équation. Ralentissons notre mode de vie, respirons par le nez. Cessons de courir à notre perte. De combien de voitures, maisons, chaque individu a-t-il besoin pour être heureux? Quel est le prix du bonheur? Quand trop sera-t-il assez? Je ne suggère pas le dénuement total. Je suis de ceux qui pensent que nous les humains sommes à détruire la seule Terre que nous ayons.

Cette pandémie qui nous tombe dessus est un avertissement. Nous devrions le prendre au sérieux.

Jean Chenay
Sherbrooke