Le chat est sorti du sac!

L'encre de la Loi sur l'aide médicale à mourir est à peine séchée que la députée et porte-parole de l'opposition officielle en matière de soins de fin de vie, Véronique Hivon, veut son élargissement à des malades ne pouvant donner leur «consentement clair, répété et informé», tel qu'écrit dans la loi, prétextant que les Québécois «ont soif de discuter de cette question»! (...)
Rien de plus simple pour nos législateurs que de modifier les termes des lois, en changer la portée, en étendre les dispositions. Il était aussi visible qu'un nez au milieu du visage que les promoteurs de la Loi sur l'aide médicale à mourir ne s'arrêteraient pas à ce qu'ils ont obtenu. (...) Une fois que ça commence, il n'y a plus de fin et les balises, supposées infranchissables, sont mises en pièces à la vitesse de l'éclair, tout cela appuyé par des sondages qui, n'est-ce pas étrange, arrivent toujours à point (...).
J'ai peur pour le sort futur des personnes inaptes à décider d'elles-mêmes (peut-être moi un jour) qui n'auront pas de parents ou d'amis pour les protéger du «pouvoir» des soignants ou des bureaucrates laissés à eux-mêmes, à leur jugement et à leurs protections légales! Comme disait Thomas More au 16e siècle déjà: «Vos parlements et leurs lois, Dieu sait ce qu'ils valent!»
François McCauley, Sherbrooke
Divertigo : prendre du recul
Si j'étais membre du conseil municipal de la Ville de Magog et que je tenais à ce que le projet Divertigo se réalise, voici comment j'agirais à la suite de la rencontre d'information du 23 février dernier. D'abord, je remercierais sincèrement les citoyens que je suis tenue de représenter pour être venus en si grand nombre s'exprimer sur le sujet. Je leur dirais (...) que j'ai bien entendu leurs préoccupations concernant la quiétude que ce projet risque d'affecter à la plage des Cantons et que j'ai aussi compris qu'ils ne sont pas contre le projet pourvu qu'il ne soit pas situé près d'une zone résidentielle. Je réfléchirais (...) au fait qu'aucune personne appuyant le projet n'a saisi l'occasion que la mairesse leur donnait pour venir le défendre. (...) En tant que membre du conseil municipal, comme je suis d'abord élue par mes concitoyens, je prendrais du recul et je profiterais de la consultation publique du mois d'avril pour que nous puissions réfléchir ensemble sur l'avenir de nos parcs et plages. J'inviterais également le promoteur à proposer d'autres avenues que la plage des Cantons.
Sylvie Lefrançois, Magog