Le bon motif

Dans une lettre publiée jeudi, M. Denis Beaudin, ex-dirigeant de la SSJB de Sherbrooke, me félicitait pour l'adhésion de centaines de membres (non pas tirés des listes du Parti Québécois mais ayant tous à coeur la promotion de la culture et de l'histoire du Québec, de même que de la langue française) à l'organisme... Tout en questionnant les véritables motifs derrière une mobilisation sans précédent depuis 45 ans.
La réponse est simple : cette mobilisation a pour objectif de relancer un organisme à bout de souffle. En effet, tant sur les plans financier, du nombre de membres et de la réalisation de sa mission (organisation d'activités diverses), la SSJB de Sherbrooke n'est plus que l'ombre d'elle-même.
Cette dévitalisation de l'organisme s'explique certainement en partie par l'absence de démocratie interne, alors que ses milliers de membres ont été, petit à petit, complètement éjectés de sa gouverne. Ainsi, les dirigeants de l'organisme ne se donnent même plus la peine de respecter leurs propres statuts et règlements, notamment en ne convoquant pas les membres aux assemblées générales locales devant normalement élire les administrateurs locaux et les délégués formant le quorum de l'assemblée générale du conseil diocésain (assemblée régionale).
La dernière astuce pour décourager les membres de questionner la gouverne de l'organisme? Exiger d'eux un montant de 27,50 $ simplement pour assister à l'assemblée générale régionale de dimanche, 30 avril, peu importe leur intérêt pour le repas suivant l'assemble générale.
M. Beaudin : si une formidable équipe de bénévoles a su convaincre des centaines d'Estriens d'adhérer à la SSJB de Sherbrooke, ni voyez rien d'autre que la volonté de redonner à cet organisme la capacité d'assumer pleinement sa mission, alors que la valorisation de notre culture, de notre histoire et la promotion de notre langue, vitales pour l'avenir de notre nation, est l'affaire de toutes et tous, sans égard aux convictions souverainistes ou fédéralistes de chacun.
Etienne-Alexis Boucher, membre de la SSJB de Sherbrooke
Le gros bon sens
Le peuple se prononce enfin et dit non à utiliser l'argent publique pour les stades de sports et autres entreprises qui peuvent et doivent être prises en main par le privé. Oui aux transports en commun et autres nécessités qui servent l'ensemble de la population.
Ce choix est celui de M. et Mme, tout le monde. Alors M.Coderre, Labeaume et autres décideurs, prenez note que ce que la majorité des citoyens que vous représentez choisissent l'essentiel et ont compris avant vous que les shows de boucanes et autres festivités ne sont pas essentiels à notre vie en société.
Jean Chenay, Sherbrooke