Laissons les journalistes faire leur métier!

Lors d’une manifestation anti-masques à Montréal samedi, le journaliste Yves Poirier de LCN n’a eu droit à rien de moins que des insultes de la part de quelques manifestants qui ne semblaient pas apprécier sa présence. Mais pourquoi participer à une manifestation si votre message ne peut être transmis par les médias?, me dis-je naïvement.

À Québec, dimanche, lors d’une autre manifestation anti-masques, des journalistes présents ont aussi subi les foudres — sous forme d’insultes encore une fois — de quelques manifestants. Alors, ces citoyens manifestent pour qui et pourquoi au juste, suis-je en droit de me poser comme question, s’il faut qu’à chaque fois ces derniers chahutent les reporters présents, même si ces derniers portent le masque?

Bien mauvais réflexe que de s’en prendre aux travailleurs des médias qui veulent simplement faire leur job en nous rapportant simplement les faits, et ce, de façon impartiale.

Ces manifestants qui scandent à tue-tête qu’on brime leurs droits et libertés en les obligeant à porter le masque sont les mêmes qui briment la liberté des journalistes, la liberté de presse pourrait-on dire. Curieux non?

Yvan Giguère, Saguenay

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Je m’oppose au masque obligatoire, mais je me dissocie des manifestations

Je prends ici ma plume pour réitérer mon opposition au masque obligatoire. En ajoutant l’annonce de mon retour volontaire en confinement. Jusqu’à un éventuel vaccin, qui viendra en temps et lieu. Ce sera ma façon pacifique de protester.

En même temps, je me dissocie totalement des gestes lors de la manif à Québec, dont j’étais absent. Ou de la rixe dans un bus de Montréal. Comme de tous ces insouciants, qui bravent cette nouvelle mesure, au nom de la liberté.

Et comme de tous ces imbéciles qui ont fait fi des règles de distance. Que ce soit les baigneurs en visite à Rawdon. Ou les fêtards dans un bar de Brossard. Ou même dans un resto du Vieux-Québec. Ou encore, les campeurs vandales en Gaspésie, au Saguenay ou ailleurs.

Je suis réglo depuis le début. Mon bon jugement est doublement pénalisé. À la fois, par ce couvre-visage forcé. Et par tous ces comportements irresponsables.

Luc J. Vigneault, auteur et acteur, Québec