Depuis plus de deux ans, l’administration du maire Steve Lussier ne cesse de s’essuyer les pieds sur la liberté d’expression

L’administration Lussier : de la démocratie à la dictature !

Depuis plus de deux ans, l’administration du maire Steve Lussier ne cesse de s’essuyer les pieds sur la liberté d’expression : réduction du temps de parole des citoyens, réduction de la période des questions à soixante minutes, censure des citoyens, règlement abusif et sans cadre contre les « injures » et enfin, expulsion arbitraire et illégale des citoyens sur une longue durée.

Logiquement, on pensait avoir atteint le fond en matière de règlements liberticides, mais en ce moment, il faut croire que nous sommes dans les profondeurs des abysses. En effet, de par la refonte du code d’éthique de la Ville de Sherbrooke, le maire Lussier et ses acolytes du comité exécutif souhaitent interdire aux élus (es) de critiquer la Ville de Sherbrooke et les organismes paramunicipaux hors des séances du conseil. En terme plus clair, on souhaite museler Mme Évelyne Beaudin. Terminé les petites vidéos et surtout, terminé de dénoncer publiquement les dérives de cette administration. 

Donc, si Mme Beaudin récidive, elle pourrait se voir, par le truchement des services juridiques, poursuivie par le directeur général. Est-ce qu’il y a quelqu’un à la Ville de Sherbrooke qui peut expliquer à cette administration délirante que cette dernière disposition, qui vise à priver les élus de leur liberté d’expression, est carrément anticonstitutionnelle? L’article 2B de la Charte des droits et libertés précise que chacun a droit à la : « liberté de pensée, de croyance, d’opinion et d’expression, y compris la liberté de la presse et des autres moyens de communication. » Enfin, est-ce qu’il y a quelqu’un à la Ville de Sherbrooke qui peut lui faire comprendre qu’il ne s’agit pas d’une entreprise privée, que nous sommes en démocratie?

Cela étant dit, je trouve aberrant que ce soit des citoyens qui s’indignent de cette mesure? Où sont-ils les élus qui sont censés être les défenseurs des citoyens? Ce sont eux que l’on souhaite museler et curieusement, ils ne disent mot. Vont-ils troquer leur silence méprisable pour un bout d’asphalte, un tronçon de trottoir ou un module de jeu dans un parc? Quoi qu’il en soit, le maire Lussier et son administration auront beau jeu de multiplier les entraves à la liberté d’expression, ils ne réussiront jamais à cacher leur complète inaptitude à diriger la Ville de Sherbrooke. En attendant, j’espère qu’il reste une once de courage chez ces élus indépendants dépendants qui ont souvent tendance à s’aplatir. 

Pascal Cyr

Sherbrooke