Voilà qui est fait. La Tribune, Le Droit, Le Nouvelliste, Le Quotidien, Le Soleil et La Voix de l’Est sont maintenant des coopératives.

La Tribune, journal coopérant

Voilà qui est fait. La Tribune, Le Droit, Le Nouvelliste, Le Quotidien, Le Soleil et La Voix de l’Est sont maintenant des coopératives. C’est toujours une grande étape dans la vie d’un journal que d’accueillir un nouveau propriétaire, ce l’est encore davantage quand nous passons à un mode de propriété coopérative, où les employés jouent collectivement tous un rôle de gestionnaire.

Le journal fait toujours partie de la même famille avec ses cinq journaux frères, regroupés qu’ils étaient au sein du Groupe Capitales Médias, entre 2015 et 2019. Ce vocable était associé à l’ancien propriétaire Martin Cauchon, et était connu sous l’acronyme GCM. Ce nom passera aux oubliettes maintenant que le transfert de propriété a été entériné par la Cour supérieure du Québec. À la place, ce sera « Coopérative nationale de l’information indépendante »... 

Les lecteurs sont toujours les plus importants acteurs des journaux car sans eux, aucun journal n’existe. Nous espérons que ceux qui nous consultent déjà seront toujours au rendez-vous, que ceux qui nous lisent sur les médias sociaux et sur Internet trouveront une raison de s’abonner, et que ceux qui ne nous lisent pas auront la curiosité de venir nous feuilleter. Ils auront sous les yeux un journal en tout point semblable à celui que les 350 artisans de la presse réalisaient avant les récents démêlés financiers et juridiques. Notre quête de la nouvelle ne s’est nullement émoussée pendant ce temps, au contraire. Nous avons tous vécu cette période comme une de profond changement, mais d’une métamorphose qui prend tout son sens dans le service aux lecteurs. 

Des réformes sont planifiées au cours des prochains mois, des prochaines années, et sachez que vous aurez toujours une équipe dévouée de 350 employés qui sera aux aguets : des journalistes aguerris, des représentants des ventes allumés, des employés de soutien à l’affût, et une toute petite équipe de gestionnaires pour s’assurer que tout ce beau monde rame dans le même sens. Si nous demeurons vagues, c’est que ce calendrier n’est pas finalisé.

Le défi de relance des journaux sera de taille, comme il l’était l’année dernière, et il y a cinq ans. Il est virtuellement impossible de « vendre » un journal à un lecteur de moins de 35 ans, même ceux qui nous lisent fidèlement sur Internet et sur les médias sociaux. Il nous faudra rivaliser d’imagination pour les conquérir en nombre suffisant, tout en conservant ceux sur qui nous pouvons déjà compter. Si vous êtes satisfait de votre journal, dites-le à un ami, à un voisin, à un parent. Encouragez-les à s’abonner à leur journal régional car sans information régionale, tout un pan de l’information tombera en lambeaux. Les gouvernements le disent souvent, ils le disent maintenant avec une conviction renouvelée par l’octroi de crédits d’impôt. C’est le véhicule qu’ils ont favorisé pour aider les journaux. C’est à nous maintenant de démontrer qu’en cette ère de fake news, une information de qualité est importante pour vous. 

Laissez-nous vous en convaincre!