La politique municipale, tellement plus que du bitume!

Dernièrement dans l’opinion des lecteurs, l’ancienne conseillère municipale Hélène Dauphinais signait un papier sur l’état pitoyable des rues de la ville. En effet, on ne peut pas être en désaccord avec ce constat.

Si les routes sont pénibles pour les automobilistes, je vous épargne à quel point cela est infernal pour les cyclistes de route.

Non seulement l’état est pitoyable, mais on ne pense que trop rarement à asphalter les bords des routes. Je suis également en total accord avec le constat que le maire actuel n’a pas rempli sa promesse de régler le problème, vous vous souvenez sans doute de sa publicité parodiant un film d’horreur sur l’état du réseau routier.

Par contre, où nous sommes en désaccord, c’est sur la piste de solution.

Mme Dauphinais aimerait que l’on investisse davantage dans le bitume. Il me semble qu’en 2018, les solutions des années 80 ne devraient plus être vues comme étant encore plausibles. Non seulement c’est un échec, mais en plus, cela nous éloigne des réelles problématiques.

Au-delà du bitume, peut-on commencer réfléchir sérieusement au problème de l’étalement urbain, constamment favorisé par le fait que les municipalités se financent beaucoup trop par les taxes sur les propriétés. Peut-on réfléchir à des actions pour favoriser une meilleure densité et le transport actif moins dommageable, à de meilleures façons d’entretenir et de dégager nos routes durant l’hiver, peut-on travailler en collaboration avec l’Université de Sherbrooke afin de trouver des matériaux de meilleure qualité et surtout augmenter nos exigences lorsque nous devons refaire une rue?

Peut-on demander à nos élus et nos fonctionnaires de sortir des sentiers battus afin de trouver des réelles solutions à moyen et long terme? Il me semble que nous sommes prêts pour cela! Il serait temps que l’on mette en branle des réflexions à ce sujet avec des experts afin que l’on devienne des leaders d’une nouvelle façon de faire!

Olivier Audet
Sherbrooke

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L’argent demeure un atout majeur

Bien sûr qu’un raz-de-marée démocrate aux États-Unis est souhaitable, tel que le décrit Gilles Vandal de l’Université de Sherbrooke, mais on se doit aussi de comprendre l’atout majeur des républicains : l’argent.

Les frères Koch dont la fortune familiale en 2017 valait 96,6 milliards de dollars vont dépenser 400 millions de dollars pour aider les républicains d’ici aux élections d’automne, soit 60 % de plus qu’à l’élection nationale de 2016.

Le réseau de Charles et David Koch, amis de Trump, pèse lourd sur la politique américaine. Ce réseau est composé de personnel qui dirige une armée de 3 millions de militants dans 36 états américains.

La loi qui régit les dépenses électorales aux États-Unis, c’est une vraie farce!

Louis Lemieux 
Sherbrooke