La fluoration, une question de transparence?

On entend souvent dire des dirigeants de la Santé publique qu'ils sont transparents et qu'informer les citoyens, c'est important. Voici une petite histoire qui démontre bien que les bottines ne suivent pas toujours les babines...
Le 2 avril 2013, le Regroupement de citoyens pour une eau saine à Richmond envoie une série de questions sur la fluoration au dentiste-conseil de la Direction de santé publique et de l'évaluation à l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Estrie. Sans réponse. Nous les renvoyons deux autres fois en prenant soin de laisser un très généreux délai pour l'obtention d'une réponse. C'est le silence total.
Au début de l'année 2014, soit presque un an plus tard, après avoir démontré, je crois, une patience à rude épreuve, je lui téléphone. Le répondeur bien sûr. Il me rappelle rapidement. Je l'informe que nous souhaitons une rencontre avec lui. Le processus s'enclenche pour trouver une date. Étrangement, il m'avoue ne pas avoir de réponses aux questions fondamentales que nous lui avons posées, en conséquence, pour ce motif, il n'aurait donc pas répondu à nos courriels. Nous souhaitons, à tout de moins, le rencontrer pour qu'il puisse nous référer aux personnes qualifiées en mesure d'y répondre adéquatement.
Il faut mentionner qu'un des sujets abordés par nos questions était le protocole des études faites dans notre région pour suivre l'incidence de la carie dentaire dans la population relative à la fluoration. Qui serait mieux placé que lui puisque c'est lui qui assure la formation des hygiénistes dentaires pour cette tâche dans lesdites études, mais il ne semblerait pas être assez au courant du protocole de la recherche pour nous répondre... Y aurait-il un squelette dans le placard du programme de la fluoration et de son suivi?
Bref, les échanges pour fixer la date allaient de bon train jusqu'au jour S, pour : retour au Silence. Courriels et messages sur le répondeur ne sont plus retournés.
Nous avons toujours démontré un grand respect dans nos démarches. Visiblement, les experts ne veulent pas débattre de la fluoration avec les citoyens qui se questionnent sur l'innocuité et l'efficacité de cette mesure de santé publique. Il nous semble que la patience a ses limites...
Un an, est-ce un délai raisonnable pour répondre à sept questions aussi simples que fondamentales? Comme citoyens socialement impliqués, nous voulons des réponses et de la transparence, car c'est nous qui buvons l'eau fluorée.
Marylène Pronovost
Regroupement de citoyens pour une eau saine
à Richmond