La colonne des dépenses

La Ville de Sherbrooke a investi d’importantes sommes d’argent dans plusieurs projets dont (...) la place Nikitotek et la murale «Sherbylove». Nikitotek ne sera jamais utilisée plus que quelques semaines par année (...) à moins qu’on ait prévu que le réchauffement climatique la rendrait utilisable toute l’année!

Pour ce qui en est de la murale à 300 000 $, dont les coûts estimés au départ ont été largement dépassés (...) on ne peut en prouver la rentabilité. A-t-on fait une étude de marché (...) avant d’investir dans Nikitotek et Sherbylove? 

Il y a deux façons d’équilibrer un budget: augmenter les revenus ou couper dans les dépenses non nécessaires. À la Ville de Sherbrooke, on semble ignorer la colonne des dépenses.

Gérard Marion, Sherbrooke

12 ans plus tard…

En 2005, j’ai eu l’honneur de présider l’Équipe de travail pour mobiliser les efforts en prévention, dont les travaux ont mené au rapport «L’amélioration des saines habitudes de vie chez les jeunes». 

Ce volumineux document faisait un portrait de situation et émettait des recommandations destinées à réduire les problèmes reliés au poids et à prévenir les maladies chroniques au Québec. Récemment, la Coalition québécoise sur la problématique du poids et ses collaborateurs ont publié un rapport sur les saines habitudes de vie des jeunes à l’école, où l’on retrouve plusieurs problématiques soulevées en 2005. D’un côté, dix ans après l’implantation d’un virage santé dans les écoles québécoises, il est réjouissant de voir qu’une diversité d’intervenants poursuit les efforts pour améliorer l’alimentation et la pratique d’activités physiques des enfants  en milieu scolaire.

Toutefois, les conclusions de ce rapport me laissent malheureusement une impression de déjà-vu. Ainsi, l’état de santé des jeunes Québécois est toujours aussi préoccupant et l’environnement dans lequel ceux-ci sont appelés à grandir n’est pas toujours favorable à l’adoption d’un mode de vie sain. 

Actuellement, le surpoids touche près de 30 % des jeunes, dont plusieurs développent maintenant des maladies autrefois réservées aux adultes, comme le diabète de type 2. Cela signifie que, dans les dernières années, les actions posées n’ont pas été suffisamment ambitieuses.

J’encourage les décideurs impliqués dans le milieu scolaire et la santé, ainsi que les intervenants en éducation, à intensifier les efforts et à poser les actions nécessaires pour réellement prévenir et réduire ces problèmes, dont les conséquences à long terme sont trop souvent sous-estimées. Des jeunes en santé apprennent mieux et réussissent davantage. Nous en avons grandement besoin pour  bâtir une société prospère !

Jean Perrault, maire de Sherbrooke 1994-2009