Je refuse de renoncer à ma plaque verte

Je refuse de perdre les avantages que me procure la plaque d’immatriculation verte émise par mon concessionnaire (...) et identifiant les autos à propulsion électrique.

Dans une lettre de la SAAQ, ladite société m’indique que je devrai faire retirer la plaque verte pour une autre bleue et blanche pour voitures standards à essence. La SAAQ m’a informé, par courrier recommandé, que depuis le « 26 octobre 2017, l’article 7.1 du règlement sur l’immatriculation des véhicules routiers oblige l’application d’une plaque verte aux véhicules électriques rechargeables ou à piles à hydrogènes ».

Je refuse de me présenter à une succursale de la SAAQ pour échanger sans frais ma plaque (...). Je refuse aussi, par le fait même, de perdre les avantages qui viennent avec la plaque verte, car mon véhicule est hybride, même si je n’ai pas à le brancher pour charger la batterie.

Pour contester cette décision, j’ai dû remplir un formulaire de réévaluation s’adressant uniquement aux véhicules admissibles à une plaque à lettrage vert, et ce avant le 17 novembre. Dans ce fichu formulaire, la SAAQ indique aussi que le propriétaire doit présenter une photo du branchement du véhicule.

(...) La société Hydro-Québec investit pourtant une part de nos bénéfices en octroyant des subventions ou en proposant une fiscalité allégée dans le but de venir en aide à la filière hydrogène. Ne trouvez-vous pas renversant de constater que notre fleuron québécois délaisse ceux et celles qui optent pour des véhicules qui produisent de l’électricité sans recourir aux bornes de chargement alors qu’en même temps Hydro subventionne ou allège la fiscalité d’entreprises qui cherchent à développer la filière hydrogène polluante et si difficilement applicable?

Leurs recherches ne devraient-elles pas favoriser de façon aussi équitable la filière hydrogène et la filière hybride autonome? (...)

La pile à hydrogène produit de l’électricité pour alimenter des batteries qui vont permettre au moteur électrique de fonctionner et d’entraîner les roues du véhicule. L’un des principaux soucis est l’hydrogène lui-même. Un gaz léger, fuyant et explosif. Un gaz qui est contenu dans l’eau, mais qu’il est difficile d’extraire.

Aujourd’hui, la production de l’hydrogène s’effectue par reformage de combustibles fossiles. Si le procédé utilisé pour produire de l’hydrogène n’est pas trop coûteux, il a pour conséquence de produire des gaz à effet de serre, comme le monoxyde et le dioxyde de carbone et aussi des oxydes d’azote (...); le bilan écologique n’est pas aussi vertueux que l’on aurait pu le penser. (...)

Claude Castonguay
Sherbrooke