Pascal Cyr

J’ai confiance en Steve Lussier!

Depuis quelques jours, le maire de Sherbrooke est pris dans la tourmente issue des agissements de son chef de cabinet. En effet, ce dernier m’a bien demandé de me rendre à l’hôtel de ville afin de poser une question embarrassante à Mme Évelyne Beaudin.

Mercredi en fin d’après-midi, en entrevue au journal La Tribune, M. Bergeron a dit qu’il s’agissait d’une commande du maire, une version niée aussitôt par le principal intéressé. 

Je ne connais pas beaucoup M. Bergeron, sinon qu’il a une passion pour l’histoire de France, en particulier sur la période du « Grand siècle », celui de Louis XIV. 

Mais pourquoi sa version me laisse-t-elle dans le doute? En fait, dans l’article de La Tribune du 6 décembre 2017, M. Bergeron, qui devait ignorer que M. Jonathan Custeau était en possession du fameux SMS, a dit à ce dernier : « Je disais aux sympathisants qu’ils pouvaient venir donner leur opinion au conseil. Mon rôle n’était pas de les empêcher de s’exprimer. C’était tout à fait démocratique. Ce n’était pas un drame que je parle à M. Cyr pour connaître son opinion. »  

Ce monsieur ne m’a jamais appelé pour connaître mon opinion. Il m’a contacté uniquement pour faire « une job de bras », d’où mon commentaire sur ma page Facebook.

En ce qui concerne M. Lussier, j’ai confiance en lui parce qu’il ne m’a jamais menti. Peut-être suis-je naïf et de ce fait, j’assume pleinement ma naïveté. 

Mais dans la petite controverse entourant le comité de toponymie, le maire actuel m’a appelé chez moi afin de me faire part de ses intentions. Ni avec moi ni avec les médias une semaine plus tard, il n’a varié d’un iota à ce sujet. 

De plus, je l’ai soutenu activement pendant sa campagne parce que j’estime qu’il est honnête homme. En ce moment, ses organisateurs prétendent avoir des preuves de ses « mensonges ». Mais pourquoi n’ont-ils pas dévoilé ces mêmes preuves au grand jour lors de leur entretien à La Tribune?

Je m’interroge sur leur tactique actuelle et les objectifs qu’ils comptent atteindre. De mon côté, je n’ai pas eu de difficulté à dévoiler le SMS quand on me l’a demandé. À mon sens, le grand tort de M. Lussier est de ne pas savoir bien s’entourer. Toutefois, cette carence ne fait pas de lui un menteur ni un malhonnête.

Pascal Cyr, Sherbrooke