Investissez dans le train, oubliez l’aéroport

En lisant l’article de Jonathan Custeau sur les « grands succès » de Grondair, je n’ai pu m’empêcher de rire lorsque je constate que la Ville de Sherbrooke fait un sondage auprès de l’Université de Sherbrooke pour connaître ses besoins en transport aérien. Est-ce la même université qui dans La Tribune en 2012 nous disait : « À elle seule l’Université de Sherbrooke économiserait plus de 2 M$ par année si ses employés pouvaient s’envoler vers Toronto ou Montréal à partir de Sherbrooke »? Où était cette Université de Sherbrooke lorsque Air Sherbrooke a fermé en 2010 après avoir offert le service entre Sherbrooke et Toronto? La Ville avait perdu 250 000 $ dans cette saga. Comme sondage bidon on ne peut faire mieux.

Si j’étais conseiller municipal je mettrais un terme à cette mascarade qu’est le développement de l’aéroport de Sherbrooke.

Investissez dans le train et qu’on arrête de se faire accroire que nous sommes assis sur un aéroport commercial. On a assez perdu d’argent dans ce projet qui se voulait une « balounne » politique en prévision des élections municipales 2017.

Pierre Roy
Sherbrooke

Le gaz « naturel », est un miroir aux alouettes

Mme Karine Vallières,

Vous annonciez ce 21 juin le don de 2,6 M$ à Énergir s.e.c. pour étendre le réseau de distribution du gaz « naturel » à Windsor. D’autres villes ont bénéficié de tels cadeaux alloués prestement et à 100 %, afin d’agrémenter de « potentiels clients » de leur parc industriel.

Comment pouvez-vous prétendre réduire les émissions de gaz à effet de serre grâce à ce gaz dit « naturel » alors qu’il provient presque entièrement du gaz de schiste climaticide, à cause de ses émissions fugitives de méthane? Ces fuites issues des roches fracturées vont affecter plusieurs générations. C’est une des raisons majeures qui fait dire au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat que le gaz « naturel » n’est pas une énergie de transition viable.

Votre gouvernement et les autres partis prônant le déploiement de nouvelles infrastructures dédiées aux énergies fossiles (une idée ridée), qui dérèglent encore plus le climat mondial, portent l’accentuation des désastres météorologiques, semant la détresse en plusieurs endroits. Rien qu’au Canada, les catastrophes liées à cette consommation folle d’énergies carbonées nous coûtent déjà plusieurs milliards chaque année.

Ce qui est le plus indécent, Mme Vallières, c’est que votre gouvernement ose utiliser le « Fonds vert », destiné à réduire les gaz à effet de serre du Québec pour déployer ce gaz de schiste provenant de milliers de km et destructeur de son milieu d’extraction, au lieu de servir à la véritable transition énergétique de la province. (...)

Votre déploiement accéléré du gaz dit « naturel » constitue non seulement un miroir aux alouettes destiné à quelques pigeons électoraux mais de plus, dépossède le Québec d’innovations énergétiques indispensables au renouveau de notre société.

Sylvie Berthaud
Porte-parole du Groupe Vigilance d’Ham