Malheureusement, le conseil municipal a été divisé dès le départ sur ce projet lancé sans appel d’offres par l’ancienne administration Sévigny, en juillet 2017.

Il faut relancer Well inc.

ÉDITORIAL / La Ville de Sherbrooke doit corriger le tir et relancer le projet de centre d’affaires et d’entrepreneuriat sur la rue Wellington Sud à la suite du retrait du projet Well inc. du consortium formé du Groupe Custeau, de Sherweb et du bras immobilier de la FTQ.

D’une part, parce le monde des affaires est résolument en faveur de la relance de ce secteur qui vivote depuis des années et désireux de voir des investissements importants s’y réaliser.

Les réactions presque outrées de la Chambre de commerce et de l’Association des gens d’affaires du centre-ville, avec l’abandon de Well inc., parlent d’elles-mêmes.

D’autre part, la Ville de Sherbrooke a le bras dans le tordeur : elle a fait l’achat de commerces et de terrains et n’a d’autre choix que de trouver une alternative rapidement.

Du reste, il est inconcevable de laisser à eux-mêmes des terrains inoccupés et des immeubles aux fenêtres placardées encore bien longtemps.

Malheureusement, le conseil municipal a été divisé dès le départ sur ce projet lancé sans appel d’offres par l’ancienne administration Sévigny, en juillet 2017.

Après les élections de novembre dernier, les élus, dont plusieurs nouveaux venus, n’avaient pas suffisamment d’information. De plus, le nouveau maire, Steve Lussier, a manqué de leadership.

Après avoir promis en campagne électorale un moratoire sur ce projet, tout en affirmant vouloir retenir les jeunes professionnels et soutenir les entreprises sherbrookoises, il a changé son fusil d’épaule une fois élu.

Ces tergiversations et un manque flagrant de clarté nous ont fait échapper un projet à première vue solide et de qualité. Bref, on a manqué le bateau!

Toutefois, le retrait du consortium ne signifie pas qu’il faut abandonner, tout le contraire!

La relance de ce secteur névralgique du centre-ville, où vit une population défavorisée, est une nécessité.

Plusieurs avenues s’offrent aux élus : par exemple, pourquoi ne pas créer un comité de « sages » formé de gens d’affaires et de représentants des milieux culturel et communautaire pour définir un nouveau projet plus rassembleur?

La Ville pourrait ensuite lancer un appel d’offres en bonne et due forme, ce qui serait dans l’ordre des choses compte tenu de l’ampleur des investissements requis et de l’injection de fonds publics.

Elle doit envoyer un message clair à la communauté des affaires et aux citoyens à l’effet que la relance de la rue Wellington Sud passe par l’innovation, la rétention des jeunes diplômés et la création de nouvelles entreprises.

Avec deux universités et deux cégeps, Sherbrooke ne peut plus se permettre qu’une entreprise comme Sherweb décide d’investir à Longueuil plutôt qu’ici ou qu’Ubisoft choisisse le Saguenay pour un nouveau studio de production.

Sherbrooke a une occasion en or de rebrasser les cartes et de mettre tout le monde dans le coup en vue d’un projet qui favorisera le développement économique et l’entrepreneuriat, mais dans le respect de la population et des commerces locaux. Il faut la saisir!

Notre championne


La patineuse de vitesse sherbrookoise Kim Boutin a personnifié mieux que quiconque l’esprit olympique lors des Jeux d’hiver de PyeongChang, en Corée du Sud.

Son courage et sa détermination ont été une véritable inspiration pour les jeunes athlètes québécois et canadiens.

La jeune femme de 23 ans, l’athlète canadienne la plus médaillée de ces jeux olympiques, avec le bronze au 500 mètres et au 1500 mètres et l’argent au 1000 mètres, a démontré que malgré les blessures et les difficultés, il ne faut jamais abandonner.

Ses exploits sont une source de fierté non seulement pour sa famille, ses proches et son équipe, mais également pour la communauté sherbrookoise et tout le pays. Bravo Kim!