Il faut mettre les choses en perspective

En réaction à l'éditorial de Denis Dufresne («Régime sec») de vendredi, au sujet de la centralisation des analyses de laboratoire au CIUSSS de l'Estrie-CHUS et de l'abolition d'une cinquantaine de postes d'ici trois à cinq ans, je pense que les entreprises tout comme le gouvernement ont un but principal.
Dans le cas du ministère de la Santé, ce but est d'abord de fournir des soins aux bénéficiaires et non pas de donner des emplois. Si le ministère peut sauver des sous, tant mieux! Les employés de l'État ne vivent pas dans un monde à part même s'ils ont la sécurité d'emploi. Perdre son emploi ou être muté est un deuil important pour les employés de l'État, mais leur souffrance est loin d'être comparable à celle des employés du secteur privé lorsqu'ils sont mis à pied.
André Bérard
Sherbrooke
Djemila Benhabib a raison
La militante laïque Djemila Benhabib, poursuivie en diffamation par les Écoles musulmanes de Montréal, a raison de dénoncer l'endoctrinement dans les écoles religieuses. Ç'a commencé de cette façon dans d'autres pays, qui n'ont pas vu le danger venir, et le Canada, surtout le Québec, reste apathique devant ce genre de situation (...). Bien sûr, quand on dit des vérités ça énerve certains musulmans et ceux-ci passent «à l'attaque» devant les tribunaux. Je souhaite que le procès en diffamation intenté contre Mme Benhabib devienne caduc. Quant à nos politiciens, ils pensent plus à leur réélection qu'à faire de la prévention en ce domaine.
Jean-Claude Royer
Ham-Nord
Il n'y a plus de justice
Patrick Brazeau, qui a vu des accusations de fraude et d'abus de confiance portées contre lui être abandonnées par la Couronne, a réintégré le Sénat. M. Brazeau, nommé par l'ancien premier ministre conservateur Stephen Harper, a fait preuve de violence conjugale, a consommé de la cocaïne, a été gérant d'un bar de danseuses à Ottawa et a fait bien d'autres bévues. Il est tout de même retourné au Sénat. (...). Un jeune qui fume un joint est fiché et traité comme un bandit. Le Sénat, en ouvrant les bras à M. Brazeau, démontre que cette institution n'a plus sa raison d'être (...).
Il n'y a franchement pas de justice.
Marie Nadeau
Waterville