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«Depuis le début de la pandémie, même en dehors des cercles négationnistes, de nombreuses personnes ont émis des doutes concernant les décisions prises par la Santé publique pour contrer la propagation du virus» affirme l'auteur de cette lettre.
«Depuis le début de la pandémie, même en dehors des cercles négationnistes, de nombreuses personnes ont émis des doutes concernant les décisions prises par la Santé publique pour contrer la propagation du virus» affirme l'auteur de cette lettre.

Il est venu le temps des… pandémies

Marcel Perron
Marcel Perron
Neuville
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POINT DE VUE / Luc Plamondon nous parlait des cathédrales avec leur architecture transcendant les limites humaines pour s’élever au-dessus de l’impossible. Ces chefs-d’œuvre qui symbolisent une ascension vers Dieu nous servent encore aujourd’hui d’ancrage. 

Si ces magnifiques réalisations ont marqué la psyché de l’humanité, il en va de même des grandes épidémies qui ont ponctué la vie de sociétés en faisant jaillir le côté obscur de leurs démons dont l’invisibilité effrayait une populace apeurée, croyant être en présence de punitions divines. De nos jours, en dehors des cercles scientifiques, la COVID est souvent perçue comme un phénomène abstrait qu’il faut constamment actualiser pour y croire, parce que si on ne le fait pas, le scepticisme brouille le jugement et la réalité devient confuse.

Depuis le début de la pandémie, même en dehors des cercles négationnistes, de nombreuses personnes ont émis des doutes concernant les décisions prises par la Santé publique pour contrer la propagation du virus. Des manifestations d’opposants ont lieu couramment pour dénoncer l’abus des pouvoirs publics qui viennent brimer leur liberté en imposant des contraintes qu’ils jugent excessives. 

Combien de témoignages leur faudra-t-il encore pour démontrer la dangerosité de ces virus en mutations ainsi que la nécessité de maintenir les mesures sanitaires demandées, et ce, malgré les avancées de la vaccination? Devra-t-on faire parler ces milliers de morts ou encore tous ces proches qui ont perdu un frère, une mère, un grand-père, un enfant, un voisin, une collègue de travail, une soignante, un ami? Tous ces disparus sont venus grossir les données statistiques cumulatives de mortalité suite à cette pandémie.

Ces dissidents devraient plutôt apprécier un gouvernement qui a choisi de prioriser la santé au détriment parfois de l’économie. Les États qui n’ont pas fait ce choix se voient aujourd’hui confrontés à une montée vertigineuse de malades qui mettent en péril leur système de santé. 

Demandez à Doug Ford et à d’autres dirigeants s’ils regrettent de ne pas avoir imposé des mesures autoritaires comme le couvre-feu ou toutes autres décisions visant à restreindre certaines libertés individuelles pour sauvegarder la santé publique, alors qu’il en était encore temps.

Si les gens des temps anciens ne pouvaient pas comprendre la complexité pandémique et réagissaient comme des personnes ignorantes en s’inventant des boucs-émissaires comme responsables de leurs malheurs, il est déplorable aujourd’hui que certains aient la même attitude en démontrant un tel obscurantisme devant les données probantes de la science. 

Si le temps des pandémies est revenu, celui de la bêtise marche parfois dans ses pas. En effet, comme le dit si bien Luc Plamondon: «Il est foutu le temps des cathédrales / La foule des barbares est aux portes de la ville / Laissez entrer ces païens, ces vandales / La fin de ce monde est prévue pour l’an deux mille.»