L’ancien premier ministre Jean Charest alors qu’il était de passage à l’Université Bishop’s en 2018.
L’ancien premier ministre Jean Charest alors qu’il était de passage à l’Université Bishop’s en 2018.

Il est temps d’en finir avec « Machurer »!

Point de vue
Point de vue
La Tribune
Depuis quelques semaines, je vois apparaître sur les réseaux sociaux des commentaires très désobligeants sur M. Jean Charest, des propos émanant de gens qui l’accusent de corruption, et cela, bien entendu, sans la moindre preuve. C’est sans difficulté que je conçois l’angoisse que cela provoque chez ses proches. Je n’ai jamais été un partisan de l’ancien premier ministre et modestement, j’ai même contribué à le faire battre dans la circonscription de Sherbrooke. Un fait d’armes dont je ne suis pas peu fier. Ce n’est pas un mystère pour personne, je n’ai jamais partagé ses idées et d’aucuns savent que je l’ai politiquement détesté.

En ce moment même, la perspective de son retour en politique fédérale me file des boutons. Par contre, il ne s’agit plus de politique, mais bien de justice et surtout, de l’honneur d’un homme que l’on jette en pâture.

Sous prétexte de faire justice, les policiers responsables de l’enquête « Machurer » commettent la pire des injustices : ils laissent planer le doute sur sa probité. Actuellement, ils empêchent M. Charest de vivre sa vie, de formuler des projets comme nous avons tous le droit d’en faire. Je ne sais pas s’ils savent ce que ça fait de voir son existence mise entre parenthèses, d’avoir une épée de Damoclès qui nous pend au-dessus de la tête et d’être la cible d’allégations non fondées. Je suis bien placé pour en parler et c’est la raison pour laquelle j’estime qu’il est temps d’en finir avec cette enquête. Après huit ans, nous sommes dans l’abus de procédures. Soit qu’ils l’accusent formellement et il va en procès, soit qu’ils laissent tomber. M. Charest est un justiciable comme les autres et ses droits ne sauraient être bafoués pour des raisons bassement politiques. Ainsi, au risque d’avoir de mauvais commentaires, de me faire insulter, je n’hésite pas à dire que la farce du tribunal populaire doit maintenant cesser, du moins, d’être alimentée par les incertitudes et les valses-hésitations de l’UPAC.

Pascal Cyr
Sherbrooke