Les grossistes devraient accroître leurs prix en moyenne de 2 à 4 cents par litre d'ici jeudi.

Honte aux pétrolières!

Après avoir lu les articles d'Isabelle Mathieu (Le Soleil de Québec) et de Denis Dufresne dans La Tribune de la semaine dernière concernant le règlement dans le dossier du cartel de l'essence, j'ai de la misère à « brûler mon gaz égal »! Je ne peux pas croire que je vais être obligé d'aller encourager des pétrolières qui nous ont volés pendant de nombreuses années en allant faire quatre ou cinq pleins d'essence avec un rabais de 10 $ à chaque visite et ce durant une période contrôlée par des gens qui nous ont floués.
C'est tout à fait honteux de la part de ces pétrolières. Pourquoi ne pas nous demander de nous mettre à genoux ou d'acheter pour 50 $ dans leur dépanneur à chaque visite pour récupérer, en cinq visites, le petit 50 $ qui nous appartient?
Ces compagnies devraient avoir la décence de nous faire parvenir un chèque de 50 $ avec une lettre d'excuses et quelques coupons-rabais pour tenter de retrouver la fidélité des consommateurs qui les ont encouragées durant toutes ces années.
Pour une fois (...) reprenez la route du bon sens en respectant les consommateurs de la région qui, soit dit en passant, payent encore l'essence beaucoup plus cher que dans certaines régions avoisinantes.
Daniel Morin, Sherbrooke
Compassion pour les victimes de Manchester
Doit-on avoir peur? Ou pire, réagir par la violence, sous l'impulsion de notre douleur ou de notre indignation?
Plus encore, devrait-on tout simplement ne plus fréquenter les lieux publics (...) à la suite de l'attentat terroriste de lundi lors d'un concert à Manchester?
Impensable, vous en conviendrez, parce que l'homme, au-delà de ses méchancetés épisodiques, reste un « bâtisseur » dans l'univers intelligent, poursuivant l'oeuvre inachevée de la nature et de ce monde.
Je conviens qu'il peut y avoir des réactions d'amour ou de haine! Je le comprends, mais...
Même devenus adultes, nos enfants et nos petits-enfants vivront encore et toujours avec le risque, comme ils vivent déjà sous diverses influences : violences dans leurs écoles, sollicitations indues, drogues, etc.
Alors, sans vouloir banaliser le drame de lundi, comme dit l'expression populaire, « faut savoir vivre avec! »
Car, on ne pourra s'empêcher de vivre. (...)
Alors, il nous reste un geste de volonté et d'opposition à poser, des paroles de compassion, voire de résilience, pour continuer à vivre et convaincre la terre entière.
Yvon Côté, Sherbrooke