Hélène Pigot doit choisir

L'ex-candidate de Québec Solidaire Hélène Pigot compte se présenter à la mairie de Sherbrooke sous la bannière du parti Sherbrooke Citoyen.
Peu importe ce que l'on pense du bilan du maire Bernard Sévigny, il s'agit là d'une bonne nouvelle pour notre démocratie, car il n'est pas souhaitable que ce dernier soit réélu sans véritable opposition comme ce fut le cas en 2013.
Cependant, le parti Sherbrooke Citoyen a peu de chances de remporter la mairie et la majorité des sièges au conseil dès sa première élection. Même le parti du maire Sévigny, le Renouveau sherbrookois, qui comptait trois élus avant sa première élection, n'y est pas parvenu.
Dans ce contexte, ce que les Sherbrookois sont en droit d'attendre de Sherbrooke Citoyen, c'est qu'il soit capable de remporter quelques districts lors des élections de 2017, puis de se faire connaître comme principal parti d'opposition pour ensuite devenir une véritable alternative et pouvoir prendre le pouvoir. Pour parvenir à cela, ce parti doit se doter d'une porte-parole crédible et prête à s'engager à long terme en politique municipale.
Étant une professeure d'université impliquée dans sa communauté, Hélène Pigot peut sans doute être cette porte-parole. Mais encore faut-il qu'elle s'engage clairement à être au service de Sherbrooke Citoyen bien au-delà de la prochaine élection, même si elle devait échouer dans sa première tentative de se faire élire à la mairie. Si son objectif est de se servir de l'élection municipale pour se faire connaître et d'ensuite se présenter comme candidate de Québec Solidaire à l'élection québécoise, elle ne rendra pas service aux Sherbrookois.
Le triste épisode de Mélanie Joly, qui a fait mine de s'impliquer en politique municipale durablement, à Montréal, dans le seul but de préparer sa carrière en politique fédérale, commande que Mme Pigot clarifie ses intentions.
Julien Richard, Sherbrooke